13-septembre 1958 : La France assassinait le nationaliste camerounais Um Nyobé

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L’Afrique Noire a une mauvaise habitude de ne pas savoir se souvenir de ses grands hommes. Dans la plupart des programmes éducatifs, on apprend mieux l’histoire des autres que celle qui nous concerne.

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C’est ainsi que les nouvelles générations naissent, grandissent et meurent sans avoir une idée claire de ce qu’ils sont, de là où ils viennent et de ceux qui les ont précédés. Même, les diplômés dans les disciplines comme l’histoire ne s’intéressent pas à produire des recherches pour sortir de l’oubli les restes du passé. Non seulement les livres sont produits à une lente vitesse, mais aussi les jeunes africains n’ont pas la culture du livre et de la lecture. En plus, la plupart des grands ouvrages sur le continent sont écrits par des étrangers.

C’est la raison pour laquelle les noms des nationalistes comme Um Nyobé passent inaperçus. Quand on en parle, ce n’est que de façon très sommaire et parfois trop tronquée. Il est présenté comme un terroriste, maquisard, fauteur de troubles…Or ce fondateur du parti nationaliste UPC au Cameroun n’avait qu’un seul objectif pour son pays: la libération.

En 1955 déjà, alors que le parti a été créé en 1948, il est interdit par les autorités françaises. Trois ans après son engagement dans la lutte clandestine, un 13 septembre,  il est froidement assassiné par l’armée française dans les forêts de Boumnyebel. Le « mpoudol » comme on l’appelait, le prophète, est mort sans avoir vu son pays devenir ce pour quoi, il a donné sa vie. A ce jour, aucun grand carrefour, aucun monument, aucun établissement ne porte le nom de ce nationaliste  qui veut le bien de son pays. Même dans les écoles, il n’est pas enseigné aux générations actuelles comme un héro national, et sa mémoire n’est point entretenue dans la mémoire collective.Triste africain

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