1er-Mai au Burkina: salaires, sécurité et libertés démocratiques au cœur des revendications

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                Au Burkina Faso, les travailleurs ont marché ce 1er mai pour dénoncer les menaces qui pèsent sur les libertés individuelles et collectives, et pour demander une amélioration de leurs revenus. Réouverture des mines fermées suite à la menace terroriste, sécurité des populations et leurs biens et lutte contre la corruption sont également les points de revendication des syndicats.                </p><div readability="63.702823179792">

                <p><em>Avec notre correspondant à Ouagadougou</em>, <strong>Yaya Boudani</strong>

Des milliers de travailleurs, réunis autour de l’Unité d’action syndicale (UAS) ont marché dans les rues de la capitale. Au chef du gouvernement, ils ont remis leur plateforme revendicative minimale. Les syndicats s’inquiètent d’abord des menaces sur les libertés démocratiques.

« L’UAS est fortement attachée au respect des libertés démocratiques et syndicales. Cela est d’autant plus important que nous avons noté des attaques contre les libertés démocratiques et syndicales: interdiction de manifestations, annonce des restrictions des libertés allant jusqu’à l’extension de l’état d’urgence à l’ensemble du territoire », précise Guy Olivier Ouedraogo, porte-parole de l’Unité d’action syndicale.

Vu la flambée des prix sur les marchés et la baisse du pouvoir d’achat des populations, les syndicats demandent une augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti.

« Notre revendication, c’est le SMIG à 60 000 F au lieu de 33 594 F. Ensuite, nous avons la baisse des prix des produits de première nécessité qui connaissent une flambée actuellement. Nous avons la demande d’augmentation des salaires au niveau du privé parce que là-aussi, au niveau du privé, les salaires sont pratiquement bloqués depuis 1992 ! », tient à souligner Norbert Wangré, responsable de la commission presse de l’Unité d’action syndicale.

À lire aussi : Burkina Faso: installation du Conseil d’orientation et de suivi de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale

Le chef du gouvernement a rassuré les travailleurs que leurs préoccupations seront examinées avec la plus grande attention et que leur résolution va se faire dans la limite des moyens disponibles.

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