À la Une: un premier pas dans la restitution des trésors du Bénin

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« Les 26 trésors royaux d’Abomey vont enfin quitter la France pour le Bénin, où elles avaient été pillées en 1892. L’acte de transfert de propriété de ces œuvres a été signé hier matin à Elysée en France, pointe La Nouvelle Tribune à Cotonou, par les ministres français et Béninois de la culture, et en présence des présidents Patrice Talon et Emmanuel Macron. (…) Le président Patrice Talon, note le journal, qui a déclaré à l’endroit de son homologue français : ‘par ma voix, c’est le peuple béninois tout entier qui vous exprime sa gratitude et ses félicitations pour votre clairvoyance et votre courage qui ont permis de franchir le cap du tabou de la restitution’. »

Toutefois, relève le site d’information béninois Banouto, « Patrice Talon n’est pas entièrement satisfait (…) : ‘comment voulez-vous que mon enthousiasme soit total, a-t-il affirmé, pendant que le dieu Goun, œuvre emblématique représentant le dieu des métaux et de la forge, la tablette du Fâ, œuvre mythique du célèbre devin Guèdegbè, et beaucoup d’autres, continuent d’être détenues ici, en France, au grand dam de leurs ayants-droit ?’ (…) La restitution des 26 œuvres de l’ex-royaume du Dahomey n’est donc qu’une étape, pour le président béninois. D’autres devraient suivre. »

Pour sa part, note Jeune Afrique, « Emmanuel Macron a affirmé ‘souhaiter que ce mouvement se poursuive’. Il a ainsi annoncé une ‘réflexion sur les critères de restitution en vue de l’élaboration, à terme, d’une loi-cadre’. Sans doute, estime le site panafricain, la promesse d’un nouveau – très long – parcours en perspective, avant que les paroles ne deviennent des actes. » 

Bien gérer le patrimoine restitué

Reste qu’ « une chose est de se réapproprier un patrimoine, une autre est de savoir le gérer, commente pour sa part Le Pays au Burkina. C’est en cela que la responsabilité des pays africains qui feront l’objet de restitution de ces biens culturels, est engagée. Il leur revient de tout mettre en œuvre pour créer les conditions d’entretien et de bonne conservation de ces objets pour ne pas hypothéquer les chances de retour d’autres objets. En tout état de cause, on espère que la démarche du président français fera tâche d’huile et qu’elle amènera d’autres pays occidentaux à lui emboîter rapidement le pas, pour un juste retour de l’histoire. Car, la France n’est pas le seul pays européen à détenir des trésors culturels africains. »

Bannir les écoles sous paillotes !

À la Une également, l’incendie meurtrier hier d’une école de Maradi au Niger : au moins 26 enfants ont péri… « L’émotion reste vive et les interrogations se bousculent dans les esprits après le drame, constate Aujourd’hui au Burkina Faso. Un drame qui vient rappeler celui de 2020 au quartier Pays-Bas de Niamey (une vingtaine de victimes) et qui remet au goût du jour et pose avec acuité la problématique des écoles sous paillotes et plus encore, les conditions de scolarisation et d’apprentissage précaires de milliers d’enfants d’Afrique. » 

Il faut donc « bannir les écoles sous paillotes, estime le quotidien ouagalais. Dans un pays pauvre et enclavé comme le Niger, de surcroît frappé par l’hydre terroriste, c’est un projet pharaonique et un défi titanesque. Pour y parvenir, il faudra s’entourer des meilleurs atouts tels que la rigueur, la transparence dans la gestion des fonds. C’est à ce prix que tout sera mis en œuvre pour offrir des infrastructures adéquates et durables aux enfants de ce pays qui ne demandent qu’un cadre idéal et sécurisé pour leur scolarisation. »

Tempérer les effets nocifs des radiations…

Et puis la suite des portraits de scientifiques africaines. C’est à lire dans Le Monde Afrique. Coup de projecteur aujourd’hui sur la physicienne camerounaise Ruth Nana Njantang. « Elle utilise un système numérique pour calculer la quantité de radiations reçues par les patients lors des traitements contre le cancer. (…) L’objectif est d’éviter au maximum les effets nocifs des radiations tout en étant sûr de bien soigner quand même. (…) Ses travaux, présentés au congrès africain de l’Association internationale de la radioprotection en Tunisie, lui ont valu d’être décorée du premier prix des jeunes chercheurs scientifiques. Une consécration pour celle qui, depuis la classe de seconde scientifique du lycée de Bamena (dans l’ouest du Cameroun), n’avait d’yeux que pour la physique au point que ses enseignants lui soufflaient : ‘Finis vite tes études et reviens nous remplacer’. »

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