À l’approche des fêtes, le Kenya serre la vis sur la vaccination contre le Covid-19

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                Pourtant, l’épidémie est stable dans le pays : seuls 18 nouveaux cas ont été recensés dans les dernières 24h. Les Kényans se disent mitigés sur les mesures de restriction.                </p><div readability="93.020504201681">

                <p><em>Avec notre correspondante à Nairobi,</em> <strong>Albane Thirouard</strong>

Dès le 21 décembre, les personnes non vaccinées n’auront plus accès aux bars, restaurants, hôtels, ou encore aux transports en communs. Les rendez-vous au sein de certains services publics comme l’immigration ou les impôts seront aussi réservés aux personnes vaccinées.

Les autorités kényanes se disent inquiètes par la situation sur d’autres continents, notamment en Europe, où les cas repartent à la hausse. Et à ce jour seul 8,8% de la population adulte a reçu ses deux doses. Une annonce qui a provoqué des avis mitigés chez les Kényans.

Assis derrière son volant, Jeremiah Akubwa lit le journal. En une : l’annonce des nouvelles mesures. Lui-même vacciné, ce chauffeur de taxi les applaudit. 

« Il y a d’autres moyens que la contrainte certes, mais le problème c’est que des gens ont décidé de ne pas se faire vacciner. Alors c’est important que le gouvernement prenne ce genre de décisions pour que l’on puisse tous rester en bonne santé. Sinon on risque d’avoir une hausse des infections, et un autre confinement. » 

Pas assez de doses

Dans les rues de Nairobi, certains sont toutefois plus critiques des nouvelles mesures :

« On ne peut pas empêcher les gens de se déplacer ! Ça devrait au moins rester possible en présentant un test Covid négatif. » 

« Il faut respecter l’opinion des gens. Certains peuvent avoir leur propre raison de ne pas se faire vacciner, religieuse ou autre. Si on l’impose, les gens seront plus fermés et voudront montrer qu’on ne peut pas les forcer. Il y a d’autres moyens plus efficaces, comme faire de la sensibilisation du public. »  

« La vaccination devrait d’abord être disponible sur l’ensemble du pays, or dans certaines régions reculées, comme le Turkana, c’est moins accessible. »

Les autorités ont aussi annoncé une campagne de vaccination massive sur dix jours à partir du 26 novembre. Les comtés ont ordre de mobiliser hôpitaux et cliniques mais aussi de faire de la sensibilisation sur les marchés et lieux de culte. À ce jour toutefois, le Kenya a reçu moins de 11 millions de vaccins, pour une population de plus de 50 millions. 

Dans un communiqué Amnesty International a dénoncé lundi 22 novembre ces nouvelles mesures. L’ONG demande au gouvernement kényan « d’éduquer au lieu de forcer » sa population à se faire vacciner. Amnesty souligne aussi le court délai imposé par Nairobi : un mois avant la mise en place des restrictions alors que moins de 9% de la population est vaccinée et alors que le Kenya n’a pour l’instant, selon l’ONG, que de quoi en vacciner 15%. Ce qui risque de marginaliser toute une partie de la population. 

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