Affaire Chebeya: RDC: un général inculpé pour avoir tenté de livrer des armes à un policier condamné à mort

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Un général congolais a été inculpé pour avoir tenté de remettre en prison des armes à un officier de police condamné pour l’assassinat, en juin 2010, du défenseur des droits humains Floribert Chebeya Bahizire et de son chauffeur, Fidèle Bazana Ebadi, ont rapporté jeudi des médias locaux. Ce général de brigade, Jean Baseleba bin Mateta, est avocat général à l’auditorat des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et donc membre de la haute magistrature militaire. 

Il avait été arrêté sous l’accusation d’avoir tenté d’introduire le 1er août des armes – un fusil-mitrailleur AK-47 Kalachnikov et un pistolet GP Gericho avec à chaque fois un chargeur doté de munitions – à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Ces armes étaient cachées dans un sac sous des livres déclarés comme étant des effets personnels d’un policier emprisonné, selon la presse locale et Radio France Internationale (RFI).

Le général Baseleba souhaitait remettre en mains propres, ont expliqué des témoins, un colis au détenu Christian Ngoy Kenga Kenga, un ex-major de la Police nationale congolaise (PNC) condamné à mort en mai dernier pour le double meurtre, le 1er juin 2010, de MM. Chebeya et Bazana.

Mais le directeur de la prison, le colonel Flory Manga Bakafwa Bundu, a fait vérifier le contenu du sac, ce qui a permis la découverte des armes, destinées, selon un document de la justice militaire, à favoriser l’évasion de détenus, dont Christian Kenga Kenga.

Interrogé, le général Baseleba a dans un premier temps affirmé avoir été piégé.

Lors de sa première comparution mercredi devant la Haute Cour militaire (HCM), il a déclaré avoir sollicité une « audience personnelle » avec le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

« Je ne veux pas que ce qui est arrivé à Mzee Kabila (l’ancien président Laurent Désiré Kabila, abattu par l’un de ses gardes du corps le 16 janvier 2001, ndlr). puisse arriver au chef de l’État », a-t-il dit, relançant des rumeurs de complot contre M. Tshisekedi.

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