Afrique du Sud: le foot féminin espère un coup de projecteur après le succès des «Banyana Banyana» à la CAN

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                L'équipe de football d'Afrique du Sud a gagné samedi sa première CAN féminine 2 à 1. Les « Banyana Banyana » – le surnom donné aux Sud-Africaines, qui signifie « les « filles » en zoulou – étaient en finale de cette coupe d’Afrique pour la sixième fois de leur histoire. Beaucoup dans leur pays d’origine espèrent que leur parcours impressionnant permettra de développer un peu plus le foot féminin dans le pays.                </p><div readability="67.788783355948">

                <p><em>Avec notre correspondante à Johannesburg</em>, <strong>Claire Bargelès</strong>

À l’âge de 19 ans, Mkamogeleng Tshoki est la capitaine d’une équipe de foot de Soweto, les « Diepkloof Ladies ». Elle a suivi avec attention le parcours des « Banyana Banyana » lors de cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) et espère que leur aura pourra servir la cause du sport féminin : « Elles nous ouvrent la voie pour qu’on nous accorde plus d’attention. À Soweto, ce n’est pas toujours facile. Le foot féminin n’est pas encore pris au sérieux. Alors à chaque fois que les Banyana gagnent et que les gens les regardent, on est un peu mieux estimées. »

Les Diepkloof Ladies évoluent au sein d’une ligue semi-professionnelle qui regroupe quelque 3 000 joueuses. Et depuis 2019, une ligue professionnelle a été créée pour venir chapeauter le tout.

► À lire aussi: Foot: l’Afrique du Sud remporte la CAN 2022 féminine face au Maroc

Ramener des sponsors

Pour la footballeuse Gontse Makhoti, plus les Banyana ont du succès, plus le système aura des chances de se développer. « C’est un peu plus facile maintenant et il y a déjà davantage de filles qui jouent au foot. Il y a aussi de nouvelles équipes qui sont créées, mais c’est très lent car ce n’est pas la première fois que les Banyana Banyana participent à la Coupe d’Afrique. On peut voir qu’elles sont un peu mieux considérées, ce qui aide le milieu à se développer et les équipes à croître. »

Pour le président des Diepkloof Ladies, Peter Mafa, le parcours de l’équipe nationale ne sert pas seulement à recruter davantage de filles. « Cela peut amener plus de sponsors au sein de notre ligue car pour l’instant, on en a très peu en foot féminin, espère-t-il. On fait tourner l’équipe uniquement grâce à notre propre argent. »

Les Banyana Banyana auront une nouvelle chance de briller lors de la Coupe du Monde, l’année prochaine, pour laquelle elles sont déjà qualifiées.

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