Afrique: le réseau, une condition de réussite pour les entrepreneurs

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                Le monde des affaires, c'est souvent une question de relations personnelles et donc de réseau. Avoir un bon réseau est une condition de réussite pour les cadres et les chefs d'entreprise africains. Depuis 2014, l'institut Choiseul, laboratoire d'idées à la philosophie libérale, crée un vaste réseau entre les jeunes dirigeants économiques venus d'Afrique. C'est l'African business forum qui tient sa rencontre annuelle à Nice ce mercredi 24 et ce jeudi 25 novembre.                </p><div readability="85.03195352215">

                <p>« <em>En fait aujourd’hui, le capital d’un homme d’affaires, c’est son réseau, ce n’est pas l’argent. L’argent, on peut le trouver partout. Les bailleurs de fonds et les banques sont là. Mais le réseau c’est notre capital.</em> » Walid Loukil est le directeur général adjoint du conglomérat tunisien fondé par son père, Loukil Groupe. Il est aussi l’un des premiers de la promotion de l’African Business forum de Choiseul, lancé en 2014. Et en ces temps de crise, il mesure l’importance du réseau : « <em>Qu’on le veuille ou pas, avec la crise du Covid-19, mon réseau d’avant est de retour, car aujourd’hui les gens font davantage confiance à l’ancien réseautage qu’à celui d’aujourd’hui.</em> »  

Aguibou Ly a créé une société de services dans le secteur minier en Guinée, et le réseau est pour lui un investissement sur le long terme : « Le networking n’est pas quelque chose qui se fait de façon immédiate. On crée des relations aujourd’hui qui peuvent vous être bénéfiques dans vingt ans. »

L’entrepreneur cite un exemple simple : « Dans d’autres conférences, nous avons eu à rencontrer des personnes avec lesquelles nous avons fait des affaires six ans plus tardLe but, c’est vraiment de rencontrer des gens, et de savoir si vous avez les mêmes valeurs, pouvoir développer des relations qui vous permettront un jour, au besoin, de pouvoir travailler ensemble. »

Brakissa Bamba, directrice générale adjointe chez l’ivoirien PetroCI a, quant à elle, une vision plus prédatrice du réseau : « C’est de savoir qui fait quoi ailleurs et qu’est-ce que ces personnes pourraient faire chez nous. »

« Œuvrer à l’Afrique de demain »

Ali Amahdar, directeur de la Stratégie et du développement de Choiseul souhaite, lui, faire émerger une nouvelle classe de dirigeants économiques africains : « On navigue un peu sans visibilité, et donc on a besoin d’être rassuré. C’est mieux en groupe qu’individuellement. On va peut-être plus lentement, mais on va plus loin. » Et de conclure que « l’idée de Choiseul, c’est de mettre dans un cadre privilégié et bienveillant des intelligences qui peuvent œuvrer à l’Afrique de demain. C’est vraiment des profils assez rares qui ont envie de faire bouger les lignes à l’échelle continentale. »

Tous insistent sur un point : il ne faut pas hésiter à multiplier les réseaux et à les croiser. Qu’ils soient universitaires, scolaires, professionnels, voire même confessionnels.

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