Algérie: trois ans après le début du Hirak, l’économie algérienne a-t-elle changé?

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                Ce mardi marque le troisième anniversaire du Hirak, en Algérie. Un mouvement de contestation contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat d’abord, puis plus généralement pour un changement de système politique et économique, explique le professeur Benabdallah. Trois ans après le Hirak, quelle situation économique pour l’Algérie ?                </p><div readability="83.123232323232">

                <p>Ruptures de stock, chômage, inflation. L’économie algérienne est à la peine. Ce qui s’explique par différents facteurs, détaille le professeur d’économie Youssef Benabdallah : « <em>Cette pandémie est venue se greffer sur une crise qui était là depuis 2014. Nous sommes un pays très, très dépendant de notre pétrole aussi bien sur le plan de nos paiements extérieurs que sur le plan des budgets de l’État. Et donc dès le 2e semestre de 2014, les prix ont chuté drastiquement et ça a affecté complètement l’ensemble des secteurs de notre économie.</em> »

L’économie algérienne dépend pour une grande part des commandes publiques. Aujourd’hui, de nombreux chantiers sont à l’arrêt faute de budget. Et à bout de souffle, les entreprises espèrent un grand plan de relance.

Pour Nadhir Lagoune, chef d’entreprise et membre du cercle d’action et de réflexion pour l’entreprise, « la reprise est là, mais elle est très timide, parce qu’il n’y a pas encore un vrai plan de relance avec une injection de fonds aux bons endroits pour soulager les entreprises qui ont souffert pendant la crise. Les trésoreries ont été asséchées en 2020. Certaines entreprises ont fermé. Cette commande publique tant attendue qui est le véritable moteur de l’économie algérienne, tant qu’il n’y a pas de grands investissements étrangers et bien elle tarde à venir. »

« Le Hirak a donné beaucoup d’espoir aux gens »

Aussi, il ajoute que la frilosité des investisseurs ne peut être liée au Hirak. « Ce n’est pas le Hirak qui a entamé la confiance des investisseurs, ce qui a entamé la confiance des investisseurs, c’est le climat général des affaires, c’est l’instabilité réelle ou perçue du système politique et juridique. Non, le Hirak a donné beaucoup d’espoir aux gens. »

Des réformes ont été initiées par les autorités, notamment la suppression des subventions sur les produits de base, des subventions budgétivores pour l’État. Mais dans le contexte actuel, difficile d’imaginer son application, explique le professeur Benabdallah. « Il y a cette tentative, mais je pense que le climat social et cette inflation qui a déjà renchéri pas mal de prix ne se prête pas. D’ailleurs, le président de la République a annoncé qu’il y avait un gel d’un certain nombre de taxes qui était introduit par la loi de finance 2022. Mais une chose est sûre, c’est que globalement, le pays devra changer profondément, c’est-à-dire de réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole. »

Conscientes des besoins, les autorités ont consenti à des assouplissements… Notamment par la réforme de la célèbre loi du 51/49 qui limitait l’investissement étranger en Algérie.

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