Alpha Blondy: «Antoinette Delafin était une belle âme, une belle personne et une grande professionnelle»

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                Nous avons appris le décès, samedi 9 juillet 2022, d’Antoinette Delafin, ancienne journaliste de la rédaction numérique de RFI. Née en 1950 à Besançon, Antoinette Delafin était une passionnée du continent africain où elle avait réalisé de nombreux reportages de terrain. Elle a collaboré à beaucoup de médias, dont <em>Jeune Afrique Économie</em>, <em>L'Autre Afrique</em>, France Culture, puis RFI. Sa grande aventure aura été la réalisation, en 2010, avec Dramane Cissé, du documentaire cinéma <em>Alpha Blondy. Un Combat pour la liberté</em>. La star ivoirienne du reggae qui a tenu à rendre hommage à Antoinette Delafin.                </p><div readability="92.512230215827">

                <p><strong>RFI : Quelle est votre réaction à la mort d’Antoinette Delafin</strong> <strong>?  </strong>

Alpha Blondy : Cela m’a très attristé, parce que c’était vraiment une très belle âme, une grande bosseuse, une dame de cœur, qui a toujours défendu les artistes par sa plume. Elle a toujours fait des papiers qui mettaient en valeur les artistes. En ce qui me concerne, elle a fait de très beaux papiers sur moi et durant tout le travail de construction de ce documentaire, avec Dramane Cissé, Ariane Poissonnier, m’a fait un très grand honneur. C’est le seul documentaire que j’ai accepté qu’on fasse sur moi

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter de faire ce documentaire ?  

On était tout le temps ensemble, Ariane, Dramane et Antoinette et moi. Ils ont trouvé que ma vie artistique, depuis « Première chance » jusqu’à nos jours, méritait d’être documentée. Au début, j’étais réticent. Puis, j’ai accepté. Quand j’ai vu le résultat, j’étais impressionné. C’était très émouvant pour moi de voir ce regard sur le rétroviseur de ma vie comme de ma carrière. Et Antoinette Delafin a mis tellement de détails ! Elle a écrit en images. C’est un documentaire qui, au-delà des images, est une écriture.

Vous parliez du fait que c’est le seul documentaire qui a été fait sur vous. Cela veut dire que pour entrer un peu plus dans l’intimité d’Alpha Blondy, il fallait cette confiance ?   

Bien sûr. Je suis du genre casanier. De plus, les gens qui me fréquentent assidûment sont rares. On travaillait ensemble. Tout était réuni pour me mettre à l’aise. Ils m’ont rassuré. Ils ont compris ma timidité et ma paranoïa.  

Si vous deviez retenir des moments forts qui vous ont particulièrement marqué durant ce tournage avec Antoinette Delafin, ce serait quoi ?  

Ça serait quand on est allés tourner en Israël. C’était vraiment un très grand moment. Aller jusqu’au mur des Lamentations, aller dans la Vieille ville marcher. Et puis ça filmait. C’était vraiment un moment très émouvant pour moi. Et puis, en plus, qu’elle soit venue à Ouagadougou quand j’avais deux concerts à Ouagadougou, et puis je crois aussi à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso… Ce sont des moments de grande amitié, des moments inoubliables. Antoinette, c’était une belle âme, une belle personne, et d’un grand professionnalisme.   

Si vous aviez quelque chose à lui dire, ce serait quoi ?  

Je lui dirais : « Mission accomplie. Bravo ! Repose en paix, dans la paix de Dieu, dans les bras de Dieu ».

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