Attaques et kidnappings au Nigeria: les enfants du pensionnat de Birnin Kebbi [2/2]

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                Alors que la sous-scolarisation au nord du Nigeria est depuis longtemps une bombe à retardement pour la sécurité intérieure du pays, ce phénomène pourrait s'amplifier à cause des vagues successives d'enlèvements de masse contre rançon dans le nord-ouest du pays. Reportage.                </p><div readability="81.972033559728">

                <p><em>De notre envoyé spécial dans l’État de Kebbi,</em>

Saddam n’arrive pas toujours à réaliser. Après quatre mois de captivité, son petit frère est sain et sauf. Alors que la majorité des 102 élèves du pensionnat de Birnin Yauri sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs depuis un an jour pour jour, Sadam et ses parents ont reçu pour consigne de ne surtout pas parler aux médias.

Tout juste Saddam accepte d’évoquer une vidéo tournée au téléphone et envoyée par les ravisseurs sur un réseau social. « La vidéo était si horrible parce que j’ai vu un des professeurs et trois des élèves être torturés, et ils imploraient au gouvernement de Kebbi devenir à leur l’aide », raconte-t-il.

Plusieurs mois durant, le gouverneur Atiku Bagudu en personne a reçu une fois par semaine les familles, leur assurant à chaque rendez-vous le retour imminent des enfants. Saddam ne doute pas de la sincérité et des efforts des autorités. « L’État de Kebbi se démène pour les libérer. Et il travaille main dans la main avec le gouvernement fédéral. Le gouvernement fédéral essaie aussi de les sauver. Je suis sûr que le gouverneur et ses équipes essaient par tous les moyens possibles, avec son pouvoir et ses ressources, de libérer les enfants encore otages. »

Pourtant, plusieurs familles ne comprennent pas le silence médiatique comme mode de fonctionnement choisi par l’État de Kebbi. Aisha a peur que les élèves de Birnin Kebbi toujours captifs tombent dans l’oubli. Son cousin n’a toujours pas été libéré. Et surtout cette jeune femme s’inquiète que, parce qu’ils sont traumatisés, de nombreux parents n’envoient plus leurs enfants à l’école.

« Si, en tant que parent, vous envoyez votre enfant à l’école et qu’il ou elle ne revient pas, cela ne vous plaira pas et vous serez malheureux. En fait, les bandits nous disent indirectement de ne pas envoyer nos enfants à l’école. Il est impossible que vous envoyiez votre enfant à l’école pour qu’au final, il ne rentre pas à la maison. Donc, pour éviter cela, c’est mieux que votre enfant reste chez lui ou chez elle », explique-t-elle.

Maman d’une petite fille de moins de deux ans, Aisha, pourtant elle-même étudiante, n’est pas sûre qu’elle inscrira son enfant à l’école.

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