Au Cameroun, les producteurs de farines locales organisent leur promotion

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                Au Cameroun, la plateforme des promoteurs de farines locales (Profalcam) vient de voir le jour. Une initiative en préparation depuis plusieurs années et soutenue par les autorités. Cette plateforme devrait permettre aux producteurs et acteurs du secteur des farines locales de parler d’une voix et de mettre en avant de manière coordonnée leurs efforts.                </p><div readability="65.7421875">

                <p>Les paniers de Binetou proposent des farines de maïs et de manioc. À la tête de l’entreprise de transformation, Idrissou Kaltoume note les problèmes techniques rencontrés.</p><blockquote class="quote">Il y a un manque de machines sophistiquées. Il y a beaucoup qui font dans la transformation mais les machines ne répondent pas aux attentes. C’est-à-dire que c’est des productions semi-industrielle, mais plus généralement, c'est artisanal. Donc ça ne peut pas facilement répondre à la demande qui sont sur le marché. Donc c’est quelque chose qu’il faut pouvoir améliorer pour avoir un rendement meilleur.</blockquote><p>Mariam Haman Adama produit de la farine de sorgho dans le Nord du Cameroun. Se fournir en emballages alimentaires n’est pas chose aisée. Mais une fois empaqueté, il s’agit de trouver des circuits de distribution. </p><blockquote class="quote">Pour le moment, c’est des ventes directes, nous voulons créer des points de vente et convaincre notamment les grandes surfaces, les supermarchés, de commercialiser notre produit. Mais pour arriver à ça, il faut travailler sur le packaging, le rendre très attrayant et travailler sur des formats un peu moins encombrants comme 5 kg, 10 kg, au lieu de 50 kg actuellement disponibles.</blockquote><h2>Un marché qui reste dominé par la farine de blé</h2><p>Des farines pas toujours au goût des consommateurs. « <em>L’autre défi, c'est de pouvoir convaincre ou provoquer un changement des mentalités afin que les Camerounais acceptent de substituer le blé par les farines locales. Ce n'est pas gagner</em> », concède Mariam Haman Adama, qui ajoute : « <em>Il y en a qui ne veulent même pas essayer. Là dans le cadre de la plateforme, heureusement qu’il y a des boulangers parmi nous, les producteurs, les semenciers, les transformateurs… Je pense que c’est un cadre d’échanges et qui pourrait quand même faciliter la vulgarisation des farines locales</em>. »

D’autant que les prix ne sont pas toujours compétitifs, souligne Idrissou Kaltoume. « Aujourd’hui par exemple, il y a des farines importées comme le blé. Bien qu’il y ait pénurie, ça reste quand même la farine qui a le monopole sur le marché. Donc avec une plateforme, on peut arriver par exemple à faire subventionner – pourquoi pas – une partie des farines locales par le gouvernement, comme c’est le cas avec des farines importées », imagine Idrissou Kaltoume. 

Le conflit ukrainien est venu accélérer la prise de conscience de la nécessité de développer ces filières locales. Un mouvement qui va dans le sens des ambitions des autorités camerounaises qui a lancé l’année passée sa politique d’import-substitution.

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