Au Ghana, un nouveau projet de loi anti-LGBT met le président dans l’embarras

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Le texte, présenté début août par une poignée de parlementaires de l’opposition, prévoit de limiter les droits des minorités sexuelles dans ce pays très religieux. Problème : le chef de l’État Nana Akufo-Addo voudrait donner plutôt une image exemplaire d’un Ghana ouvert.

Faut-il privilégier l’image d’un Ghana ouvert et tolérant ou celle d’un pays homophobe ? C’est en substance le dilemme auquel le président Nana Akufo-Addo est confronté.

Le défi lui est lancé par cet homme : Sam Nartey George, un député du Congrès national démocratique, de l’opposition. Le 2 août, George et sept autres élus proposent un texte, qui, s’il est voté, infligerait jusqu’à dix ans de prison aux personnes LGBT, mais aussi à leurs alliés.

Les défenseurs des droits humains craignent que le texte ne provoque une recrudescence de persécutions à l’encontre des personnes LGBT.

Nana Akufo-Addo n’a pas encore réagi, et pour cause, le sujet est délicat. Le Ghana est un pays conservateur. Selon un sondage de 2018, les trois quarts de la population soutiennent les discours homophobes.

« Société libre »

Or Akufo-Addo essaie d’attirer les Afro-Américains et la diaspora pour qu’ils s’installent dans le pays. Le Ghana a déjà réussi à faire venir des entreprises comme Twitter, notamment en raison de son respect des droits.

Les parlementaires en faveur du texte affirment que l’homosexualité est étrangère à la culture ghanéenne.

Le Ghana Center for Democratic Development de son côté affirme que si le Ghana est « tant applaudi » à l’étranger, c’est justement parce qu’il est une « société libre ».

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