Au Sénégal, les métiers portuaires en plein essor

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                C’est un secteur en plein essor au Sénégal, les métiers de la logistique et les métiers portuaires se professionnalisent. La filière de formation accueille de plus en plus de jeunes pour répondre à une demande croissante. À Dakar, le Centre de formation aux métiers portuaires et de la logistique (CFMPL) créé, il y a plus de 10 ans, bénéficie de l’appui de l’État sénégalais, de l’Agence française de développement (L’AFD), et des entreprises privées.                </p><div readability="92.061919504644">

                <p>Sur un simulateur flambant neuf, Adja Mbaye forme les apprenants à conduire des engins de tous types : «<em> On ressent tout ce que l’on peut ressentir à bord d’un camion… Là, c’est la latérite par exemple. Le siège tremble. Donc il faut apprendre avec le simulateur, pour avoir les prérequis et la bonne main, mais sur le terrain, c’est la réalité. </em>»

Conducteur de camions ou de grues, technicien en manutention, en organisation de transport international, ou en exploitation portuaire, le centre propose des formations continues, d’autres sur quelques mois, ou sur deux ans.

C’est ce qu’a choisi Yatma Dieng, 30 ans : « Ça consiste à apprendre les métiers qui permettent de gérer, par exemple, le chargement d’un navire. Au niveau du port, c’est une filière d’avenir, car le pays investit sur un nouveau port (à Ndayane NDLR) sur la Petite Côte. Il permettra à beaucoup de jeunes d’intégrer les métiers portuaires. » 

► À lire aussi : Sénégal: lancement des travaux du futur port en eaux profondes de Ndayane

En salle de classe, Babacar Guèye, formateur, est en plein cours sur la « gestion des profits », avec des cas concrets : « C’est le navire qui arrive tout à l’heure à midi qui nous dicte tout ! On lui dit “treize heures – quatorze heures, c’est trois millions. Toute heure de plus, c’est trois millions”. Donc, il faut aller vite et bien, car toute erreur se paye cash. »

Selon la directrice du centre Awa Ndiaye Sagna, le taux d’insertion professionnelle est d’environ 80% : « Toutes les entreprises de production et de distribution aujourd’hui font de la livraison. Moi, j’ai des jeunes partout. La logistique est partout. C’est elle qui nous permet de nous ouvrir ! »

L’établissement fonctionne avec un partenariat public privé. Les entreprises du secteur sont directement impliquées : « Nos interlocuteurs, nos clients, ce sont les entreprises. Ce sont elles qui prennent les jeunes en stage et qui les recrutent, qui achètent la formation continue. C’est un partenariat gagnant-gagnant, car les entreprises bénéficient ainsi de personnel compétent. »

Avec des activités portuaires et logistiques en hausse, aujourd’hui le centre n’a pas la capacité d’accueil pour répondre à toutes les demandes de formations. Des projets d’extension sont en cours.

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