Burkina Faso: le mémorial Sankara, site touristique et lieu de mémoire qui ne désemplit pas

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                Véritable site touristique, voire même de pèlerinage depuis la mise en place de la statue géante de Thomas Sankara, le mémorial accueille des centaines de visiteurs chaque jour, à Ouagadougou. Élèves, étudiants, fonctionnaires, nationaux ou expatriés viennent découvrir qui était l’homme, et comment il a été assassiné le 15 octobre 1987 par les gardes de Blaise Compaoré.                </p><div readability="83.02944465151">

                <p><em>Avec notre correspondant à Ouagadougou,</em> <strong>Yaya Boudani</strong>

Ils sont de plus en plus nombreux à se rendre sur le site du mémorial Thomas Sankara qui, petit à petit, se transforme en lieu de pèlerinage. Entre 200 et 400 visiteurs sont reçus chaque jour sur le site. Plus de 35 ans après son assassinat, la mémoire de Thomas Sankara reste encore très puissante. 

Pour de nombreux jeunes, la première visite au mémorial, c’est la découverte de la statue géante du président Thomas Sankara. « Ça nous fait plaisir de passer ici. Il est parti il y a longtemps, on n’était pas nés, mais il est dans notre cœur », commente un visiteur. « On est vraiment contents d’être ici aujourd’hui », ajoute un autre. 

Il y a aussi ceux qui viennent pour comprendre ce qu’il s’est passé dans l’enceinte du Conseil de l’entente le 15 octobre 1987, jour du coup d’État contre Thomas Sankara. Maï Nana vit en France depuis 1984. Pour sa deuxième visite au mémorial, elle est en compagnie de sa fille. « Je viens avec ma fille pour qu’elle découvre ce pays, nous avons un devoir de reprendre ces valeurs-là, si nous voulons que notre pays se construise dans la paix, la dignité, dans le respect de l’être humain. »

« Pionnier de la révolution » en 1985, c’est-à-dire membre des organisations de jeunes mises en place par Thomas Sankara pour porter le flambeau, Prosper Simporé fait partie de la dizaine de guides sur le site du mémorial Thomas Sankara. « Quand les gens viennent, ils voient le capitaine Thomas Sankara, mais il est tombé avec ses compagnons. On leur montre que tous ne sont pas des militaires. Il y en a beaucoup qui repartent à chaudes larmes. »

Née en France, Reine Aicha découvre le bâtiment devant lequel le président Thomas Sankara et ses collaborateurs ont été criblés de balles. « En me tenant devant le bâtiment où l’assassinat a eu lieu, je ressens beaucoup d’émotion et de tristesse aussi, en me disant : comment le Burkina Faso serait maintenant si cet horrible acte n’avait pas eu lieu ? »

Des visiteurs qui repartent le plus souvent avec des gadgets à l’effigie du père de la révolution bukinabè, vendus sur place.


Cette mémoire est d’actualité parce que cette jeunesse est aujourd’hui désorientée, ne sait pas quoi faire.

Bassirou Sanogo, ancien ambassadeur du Burkina à Alger sous Thomas Sankara, enseignant et consultant en communication e

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