Burkina: rassemblements interdits et manifestants dispersés à coups de gaz lacrymogène

burkina: rassemblements interdits et manifestants dispersés à coups de gaz lacrymogène 61ecb1a0b8a19.jpeg
burkina: rassemblements interdits et manifestants dispersés à coups de gaz lacrymogène 61ecb1a0b8a19.jpeg

Publié le : Modifié le :

                Deux manifestations étaient prévues, ce samedi 22 janvier, l’une en soutien aux militaires en lutte contre le terrorisme au Burkina et, en même temps, demander la démission du président Roch Marc Christian Kaboré et l’autre manifestation pour soutenir la junte malienne visée par des sanctions de la Cédéao. Les manifestants ont été dispersés sans ménagement, à coups de gaz lacrymogène.                </p><div readability="58.781388478582">

                <p><em>Avec notre correspondant à Ouagadougou,</em> <strong>Yaya Boudani</strong>

Le calme est revenu petit à petit en milieu de journée au centre de Ouagadougou. Les commerces sont toutefois restés fermés et les forces de sécurité intérieures se sont positionnées à plusieurs carrefours pour empêcher les manifestants d’accéder à la place de la Nation et au rond-point des Nations unies.

En début de matinée, plusieurs groupes de manifestants ont tenté de forcer le dispositif sécuritaire, suite à l’interdiction des deux manifestations, par la mairie de Ouagadougou. Ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène.

Des manifestants ont mis le feu à des pneus, par endroits et ont lancé des pierres pour riposter. Un journaliste d’une chaîne de télé privée a reçu un projectile au niveau du bras et a été transporté d’urgence dans un hôpital pour des soins.

Dans un communiqué, la mairie de Ouagadougou avait prévenu que l’accès à certaines rues du centre-ville était soumis à un filtrage, afin d’empêcher les manifestants de se regrouper. Cependant, et par dizaines de groupes, ces manifestants – à moto, surtout – ont essayé de percer ce dispositif.


Tôt le matin, les forces de sécurité intérieure ont verrouillé les voies d’accès au centre-ville de la capitale. Il fallait se faire contrôler avant tout passage. Mais des dizaines de manifestants ont pu passer le dispositif. Ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes. Pour ces jeunes manifestants, il s’agissait de dénoncer l’insécurité dans le pays malgré l’interdiction…

Echauffourées entre manifestants et forces de l’ordre à Ouagadougou – Reportage

À lire aussi: Burkina Faso: sécurité et lutte contre la corruption au menu du discours nocturne du président Kaboré

            </div>
Total
1
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :