CAN 2022: le Burkinabé Sawadogo, gardien de but et de la paix

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                Babayouré Sawadogo vit sa deuxième CAN avec le Burkina Faso en tant que gardien remplaçant. Il est l’un rares joueurs de la sélection évoluant dans le championnat local burkinabé où allie sa carrière de gardien de but et de policier.                </p><div readability="78.085511575803">

                <p><em>De notre envoyé spécial à Limbé,</em>

Le sourire, qui quitte rarement son visage, affiche sa bonhomie débordante. Bayaouré Sawadogo a l’énergie du jeune premier et l’enthousiasme du joueur qui découvre la Coupe d’Afrique. Pourtant, le gardien de but du RC Kadiogo en est à sa deuxième CAN après celle de 2017. Même s’il n’a jamais disputé la moindre minute, être là au milieu des Étalons suffit à son bonheur. Sawadogo est l’un deux joueurs évoluant au pays à être convoqués dans les 28 de la CAN. Une petite consécration pour ce gardien de 32 ans également sergent-chef dans la police burkinabè.

Le natif de Bobo-Dioulasso allie ses deux passions au quotidien à Ouagadougou même si ce n’est pas toujours évident. « C’est le repos qui me manque, dit-il. J’ai des journées très chargée. Le matin, je fais le tour des services pour encourager et assurer la pratique sportive des éléments de la police, et l’après-midi, je suis à l’entraînement avec mon club ».

Une année en Arabie saoudite

Voilà près de dix ans que Babayouré Sawadogo joue dans le championnat du Burkina. Il a connu l’AS Police, l’AS Douane et le RC Kadiogo. Son talent lui a fait découvrir l’étranger une saison, en Arabie saoudite en 2019. « J’ai joué une année à Al-Nojoom FC, mais à la fin de la saison, les clubs saoudiens avaient reçu l’ordre de ne plus recruter des gardiens étrangers. »  

Retour au pays sans regret pour « le doyen ». « Je n’étais pas déçu. Je suis rentré pour continuer à jouer. Il fallait garder la forme et se battre pour garder ma place en sélection. » Les Étalons restent une des principales motivations de Babayouré qui n’a jamais pensé laisser la tenue policière pour adopter définitivement celle du gardien de but. « Non ! confie-t-il catégorique. La police me passionne depuis tout petit, ma hiérarchie m’a toujours soutenu. C’est vrai que l’année passée, il y a eu des offres, mais son statut de fonctionnaire de l’État a un peu retardé les choses. Pour sortir du pays, il faut quelque chose de clair. ».

En attendant, le sergent-chef affirme s’épanouir en sélection où il use parfois de son statut pour remettre de l’ordre chez les Étalons. « Oui, il y a des jeunes, il ne faut pas hésiter à les rappeler à l’ordre », dit-il. Avant d’ajouter « Mais ils n’ont pas peur de moi », conclut-il dans un éclat de rire.

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