CAN 2022: les Comores en quête d’un nouveau gardien avant de défier le Cameroun

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                Avec 12 joueurs et membres du staff positifs au Covid-19, dont Ali Ahamada et Mayadh Ousseini, et Ben Boina blessé, les Comores se retrouvent sans gardien avant d’affronter le Cameroun en huitièmes de finale de la CAN 2022, lundi 24 janvier. À la veille de ce match, les Coelacanthes cherchent, parmi leurs joueurs de champ, lequel pourrait se retrouver dans la cage.                </p><div readability="119.74820310689">

                <p><em>De notre envoyé spécial à Yaoundé,</em>

C’est un Jean-Daniel Padovani souriant qui s’est présenté en conférence de presse, au stade d’Olembé, dimanche 23 janvier, en compagnie du capitaine Nadjim Abdou. À quelque 24 heures d’un huitième de finale de la CAN 2022 face aux Lions indomptables, l’entraîneur des gardiens comoriens garde le moral face à « une situation particulière ».

Samedi, la Fédération comorienne de football a indiqué que 12 membres de la sélection nationale étaient positifs au Covid-19, contre aucun dans le camp camerounais (épargné depuis le début de la compétition). Le sélectionneur, Amir Abdou, en fait partie. Les gardiens Ali Ahamada et Mayadh Ousseini aussi. Et Ben Boina, le dernier portier de l’effectif, est blessé depuis ce choc avec le Ghanéen André Ayew lors du dernier match du premier tour. En bref, les Comores n’ont, pour l’heure, plus de gardien de but. Et pourtant, Jean-Daniel Padovani garde le sourire. « C’est assez cocasse. On rigole, on préfère le prendre comme ça », glisse-t-il.

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    </a><h2>Des « <em>potentiels gardiens</em> » parmi les joueurs de champ</h2>Passé la (mauvaise) surprise d’apprendre ces nouvelles fâcheuses, les Coelacathes se sont « <em>tout de suite remobilisées pour se remettre au travail et trouver les meilleures solutions possibles</em> », indique Jean-Daniel Padovani, au centre des dernières discussions avec le reste du staff. L’ancien portier d’Angers, Cannes et Dijon a accepté de répondre à certaines questions.

L’encadrement des Comores a « décidé de rassembler tous les joueurs valides et de mettre à plat la situation ». Il poursuit : « La première des choses, pour trouver le gardien, c’était qu’il fallait que cela vienne d’eux. C’est ce qu’il s’est passé. On a eu des potentiels gardiens. »

Mais, sans surprise, Jean-Daniel Padovani garde le silence quant à l’identité du potentiel néo-gardien qui fera face à Vincent Aboubakar, Karl-Toko Ekambi et les autres attaquants camerounais. « Le gardien n’est pas encore déterminé. De toute façon, même s’il était déterminé, je ne le dirais pas (rires). Certains sont peut-être capables d’analyser le gardien – la taille, le poids, la vitesse », rigole-t-il.

Impossible d’en savoir davantage, également, sur la tactique d’une équipe comorienne totalement remaniée : « On est au Cameroun, on vient de déceler 12 cas pour un match contre le Cameroun… On ne va pas non plus vous donner notre plan de jeu contre le Cameroun ! » Padovani concède quand même que cette situation « change des choses » dans l’approche.

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« On est dans l’histoire »

Du côté de l’état d’esprit, les Comores ne flanchent pas. « On laisse des frères sur le côté. Laisser des soldats sur le côté, c’est toujours difficile à avaler. Mais on est un groupe, on se soutient moralement. On sait que les choses peuvent tourner rapidement. Le moral y est », promet le capitaine, Nadjim Abdou. Jean-Daniel Padovani approuve : « On va rentrer sur le terrain avec les mêmes valeurs dont on fait preuve depuis le début. » 

Le technicien a bien conscience de la difficulté de sa quête : « Entre un amusement en fin d’entraînement et un match officiel, il y a une grande différence. Bien entendu, on ne trouvera jamais un gardien parfait. » Et pourtant, « on essaie de positiver le plus possible », insiste encore le porte-parole d’une équipe prête à « jouer son va-tout » coûte que coûte.

« C’est historique que les Comores se qualifient pour une CAN, historique que les Comores gagnent un match dans une CAN, historique que les Comores se qualifient pour un huitième de finale… Et c’est historique que les Comores (…) jouent un match avec un joueur de champ dans la cage. On est dans l’histoire », conclut Jean-Daniel Padovani. Une histoire dont la suite s’écrit lundi 24 septembre à partir de 20h (19h TU) au stade d’Olembé face aux Lions indomptables.

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