Centrafrique: les réactions indignées se succèdent après la sortie de prison d’Hassan Bouba

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                L'heure est à l'indignation en RCA après la sortie de prison vendredi 26 novembre du ministre Hassan Bouba, une semaine après son arrestation et son inculpation pour crimes de guerres et crimes contre l’humanité par la Cour pénale spéciale. Hassan Bouba, ancien numéro 2 du groupe armé UPC, est notamment soupçonné d’avoir planifié l’attaque du camp de réfugié d’Alindao où plus d’une centaine de civils ont perdu la vie en 2018.                </p><div readability="58.343143025309">

                <p><em>Avec notre correspondant à Bangui,</em> <strong>Carol Valade</strong>

Indignation, colère, incompréhension…. L’émoi gagne les réseaux sociaux centrafricains depuis ce week-end et la sortie de prison du ministre Hassan Bouba.

L’ancien haut responsable de l’UPC a été raccompagné jusqu’à son domicile par la gendarmerie en dépit du mandat de dépôt décerné par la Cour pénale spéciale, une juridiction hybride composée de magistrats nationaux et internationaux, chargée de juger les violations les plus graves des droits de l’homme commises en Centrafrique.

► À lire aussi RCA: la Cour pénale spéciale officialise l’arrestation du ministre de l’Élevage Hassan Bouba

Plusieurs messages rappellent la promesse faite par le président Touadéra lors de réélection, celle de faire de la lutte contre l’impunité la « colonne vertébrale » de son nouveau mandat.

« Le gouvernement est à la croisée des chemins entre la justice et l’impunité » prévient l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch. Hassan Bouba doit être « ramené en détention », indique-t-elle.

Le parti Patrie de Crépin Mboli Goumba parle de « déflagration ». La coalition COD-2020 qui regroupes les principales figures de l’opposition politique fait part de sa « consternation », évoque une « consécration de l’impunité » et la « fin de l’État de droit ».

À ce jour, les autorités n’ont encore fait aucune déclaration officielle.

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