Centrafrique: l’opposition pose des conditions pour réintégrer le dialogue

centrafrique: l’opposition pose des conditions pour réintégrer le dialogue 618c73c45291d.jpeg
centrafrique: l’opposition pose des conditions pour réintégrer le dialogue 618c73c45291d.jpeg

Publié le :

Fin octobre dernier, les représentants de l’opposition avaient annoncé leur retrait du comité préparatoire au dialogue républicain promis par le président Touadéra au lendemain de sa réélection. Un signe de protestation contre la réactivation de la procédure de levée d’immunité parlementaire qui pèse sur trois d’entre eux. La procédure a finalement été suspendue par le président de l’Assemblée nationale, mais les opposants réclament désormais son retrait définitif.

Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

« L’arrêt des poursuites est une condition non négociable », indique le porte-parole de la coalition Me Nicolas Tiangaye, au sortir de sa rencontre avec le chef de l’État. Autour de la table, 10 opposants invités au Palais de la Renaissance par le président Touadéra lui-même entouré de son directeur de cabinet, de son conseiller diplomatique et de la ministre des Affaires étrangères.

300 millions pour boucler le budget

Le face-à-face dure plus d’une heure. Le chef de l’État promet que l’affaire est close, mais cela ne suffit pas à convaincre les opposants qui réclament l’arrêt définitif de la procédure. 

Les pouvoirs sont séparés et la justice est indépendante, répondent les autorités. Mais le parquet prend ses ordres auprès du ministère rétorque l’opposition.

Aucune décision n’est prise, la balle est dans le camp du pouvoir, estime Me Tiangaye de plus en plus pessimiste quant à la tenue du dialogue cette année.

Plus de 300 millions de CFA manquent encore pour boucler le budget.

À lire aussi: Invité Afrique – Martin Ziguélé (RCA): «le dialogue sans les groupes armés, est une chose complètement vide de sens»

Total
15
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :