Congo-B : des villageois dans le noir malgré la présence du pétrole et du courant

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                Pointe-Noire, au sud du Congo-Brazzaville, a beau être le poumon économique du pays, certains villages alentours sont toujours totalement privés d’électricité. C’est le cas par exemple de Tchicanou, 700 habitants, à une quarantaine de kilomètres au nord de Pointe-Noire. Aucun fil électrique ne les relie au réseau, une situation d’autant plus étonnante qu’ils vivent à côté d’une centrale et sont entourés de pipelines qui transportent le pétrole. À Tchicanou la colère gronde.                 </p><div readability="72.571733333333">

                <p><em>Avec notre envoyé spécial à Pointe-Noire,</em><strong> Loïcia Martial</strong>

Tchicanou est plongé dans le feuillage des arbres fruitiers. Une partie du village surplombe la nationale 1.  Debout dans la cour de sa maison, construite en planches, Sony Pambou, 50 ans, regarde au loin une torchère qui dégage de la fumée.  

Sa maison n’est séparée du pipeline que par un simple petit buisson. La conduite est alimentée par un transformateur électrique, mais il n’a pas droit au courant et ses appareils électroménagers ne servent qu’à la décoration. « On a des congélateurs et des postes téléviseurs dans nos maisons. Mais, on n’a pas du tout la possibilité de les alimenter, faute de courant », déplore-t-il.  

Chaque jour ou presque, Sony Pambou et ses voisins parcourent plusieurs kilomètres pour aller recharger leurs téléphones dans un autre village. Là quelqu’un qui possède un groupe électrogène leur vend de l’électricité pour quelques centimes d’euros. 

La situation de Tchicanou met les habitants en colère. «  Depuis que je suis né, j’ai 68 ans aujourd’hui, je ne vis que dans l’obscurité. C’est très très méchant. Je pense que ma mère et mon grand-père ont mieux vécu du temps de l’AEF (Afrique équatoriale française) que maintenant », lâche un habitant en colère. 

« Nous souffrons vraiment. Les câbles électriques passent à zéro mètre de chez nous, juste derrière nos maisons. Mais, ceux qui gèrent le courant ne nous rendent pas service », tempête une ménagère. Tchicanou n’est pas un cas isolé et plusieurs villages de la région sont, eux aussi, privés d’électricité.   

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