Congo-B: des états généraux pour tenter de relancer un secteur éducatif malade

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                Après plusieurs années d'attente, les états généraux de l'éducation sont enfin une réalité au Congo-Brazzaville. Ces assises ont été lancées mardi à moins d'un mois de la rentrée des classes dans le pays. L'occasion pour les autorités de faire le point sur les nombreux maux qui minent le secteur de l’éducation. Et c'est le Premier ministre Anatole Collinet Makosso qui a lancé les débats.                </p><div readability="70.585896076352">

                <p><em>Avec notre correspondant à Brazzaville,</em><strong> Loïcia Martial</strong>

Devant les acteurs de l’éducation, les partenaires techniques et financiers, notamment l’Unicef, l’Unesco et la Banque mondiale, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a peint un tableau sombre de ce secteur.

« Notre système éducatif – du préscolaire à l’université – présente des défis importants dans les domaines de l’accès à l’équité, l’égalité du genre, l’amélioration de la pertinence et de la qualité des apprentissages, l’adéquation de la formation qualifiante aux besoins de l’économie nationale et du marché de l’emploi, le nombre et la qualité des enseignants pour la plupart bénévoles et sans formation, l’intensification de la violence en milieu scolaire et universitaire. »

Au-delà de ces faiblesses soulevées par le chef du gouvernement, les difficultés majeures restent, entre autres, le recrutement et le paiement des enseignants vacataires, la surcharge dans les salles de classes. De l’avis des experts, le système éducatif congolais s’est beaucoup dégradé à cause des guerres civiles à répétition que le pays a connues pendant la décennie 1990.

Et il faut changer la donne, selon Hellot Matson Mampouya, haut commissaire chargé de l’organisation de ces états généraux. « Construire un pacte social à la fois participatif et inclusif sur l’école pour les cinq ou dix prochaines années. De telles sortes que les anciens ne regrettent plus la belle époque de leur école et que la jeunesse d’aujourd’hui ait confiance en son avenir au regard de la qualité de son environnement scolaire. »

Au terme de ces assises, un rapport sera remis au chef de l’État.

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