Coronavirus : les frontières de l’Algérie vont rester fermées

Une plage quasi déserte à Alger, le 4 avril 2020.

Toutes les frontières de l’Algérie vont rester fermées jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19, a annoncé dimanche soir 28 juin le président Abdelmadjid Tebbboune, face à une recrudescence des cas de contamination.

Le chef de l’Etat, qui a présidé une réunion du conseil des ministres, a ordonné le « maintien de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes jusqu’à ce que Dieu nous libère de ce fléau », selon un communiqué publié par l’agence de presse officielle APS.

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L’Algérie fait pourtant partie d’une proposition de liste de quatorze pays dont les voyageurs seraient admis dans l’Union européenne (UE) au 1er juillet. L’UE a toutefois reporté sa décision finale sur cette liste, faute d’accord entre Européens. Les frontières de l’Algérie sont fermées depuis le 19 mars.

Trois semaines après des premières mesures de déconfinement, l’Algérie est en proie à une flambée de foyers d’infection, en particulier à l’est (Sétif) et au sud-est du pays, due selon les autorités au non-respect des règles de prévention.

« Durcissement des sanctions »

Quelque 305 nouveaux cas de Covid-19 ont été diagnostiqués en 24 heures, un nouveau record quotidien pour ce pays le plus touché du Maghreb, selon le bilan officiel publié dimanche.

M. Tebboune a dénoncé « les comportements de certains citoyens qui veulent faire croire aux autres que le Covid-19 n’est qu’un mythe à visées politiques », une accusation ciblant le mouvement populaire antirégime, le Hirak, au moment où ce dernier tente de se remobiliser en province. Toutes les manifestations sont strictement interdites depuis la mi-mars.

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Le président algérien a ordonné « le durcissement des sanctions à l’encontre de tous les contrevenants ». Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes.

M. Tebboune a également exhorté le premier ministre Abdelaziz Djerrad à prendre des mesures pour « briser la chaîne de contamination et de circonscrire les foyers épidémiques », selon le communiqué du conseil des ministres.

« C’est le résultat d’un relâchement et d’une sorte de laisser-aller, en particulier dans certaines wilayas [préfectures] comme Sétif et Biskra », avait déclaré à l’AFP jeudi le président du Conseil l’ordre des médecins Mohamed Bekkat. L’Algérie a recensé 13 273 cas de contamination et près de 900 décès depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février.

Le Monde avec AFP

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