Cuivre: la future deuxième plus grosse mine mondiale entre en activité en RDC

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Kamoa, c’est un nom qui devrait peut-être rapporter gros à la RDC dans les prochaines années. Le nom d’une nouvelle mine de cuivre qui est entrée en exploitation au début de l’été, et qui pourrait très vite gagner le titre de deuxième mine mondiale de cuivre.

La mine de Kaoma Kakula, dans la province du Lualaba, c’est un nouveau cadeau du sous-sol congolais. Les gisements qui viennent d’entrer en production juste avant l’été affichent une teneur en cuivre exceptionnelle de 6%. À terme, la mine pourrait permettre d’extraire plus de 800 000 tonnes de cuivre par an, selon les estimations fournies par le groupe minier.

De quoi faire bondir la production de cuivre du pays de 60%. Une nouvelle manne pour la RDC qui confortera un peu plus sa place de premier producteur de métal rouge du continent, devant la Zambie.

Du minerai destiné à la Chine

Pour l’exploitation de cette mine, comme pour les autres gisements du pays, l’État va récupérer des royalties en fonction du volume exporté. Sa participation à hauteur de 20% dans le projet sera aussi une autre source de revenus, dépendant là des bénéfices. La Chine qui aspire aujourd’hui 40% du cuivre mondial sera l’acheteur principal du minerai congolais. Rien de surprenant, au vu des investissements très largement chinois.

Avec Kamoa Kakula, la RDC devrait fournir 2 à 3% du cuivre mondial. Et donc augmenter significativement l’offre à l’heure où la demande ne fait que grandir sous pression de la recherche d’énergies moins polluantes pour l’atmosphère. « Le moteur, c’est la décarbonation, très gourmande en cobalt, nickel et surtout cuivre », précise le contributeur du rapport Cyclope, bible annuelle française des matières premières, sur le sujet. À terme, cette nouvelle offre de métal rouge congolais pourrait contribuer à faire baisser les prix et influer sur la rentabilité d’autres projets.

Produire du cuivre « propre » : un enjeu pour la RDC

Voir la République démocratique du Congo posséder la deuxième plus grosse mine de cuivre au monde n’est cependant pas anodin, confie un consultant minier, qui rappelle que le pays donne aujourd’hui des sueurs froides aux acheteurs de cobalt, qui cherchent à se démarquer de la mauvaise image qui colle à la gestion des ressources minières congolaises.

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