Cyclone Batsirai à Madagascar: les habitants du centre du pays se retrouvent démunis et sans secours

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                Le dernier bilan du passage du cyclone Batsirai à Madagascar fait état de 21 morts et plus de 73 000 sinistrés. Les secours s’organisent sur la côte est, la plus durement touchée, notamment en matière d’assainissement et d’accès à l’eau potable. Mais dans le centre de l’île, sur les Hautes-Terres, là où personne ne s’attendait vraiment à un cyclone d’une telle intensité, les habitants se retrouvent seuls et démunis au milieu des dégâts.                </p><div readability="90.03088426528">

                <p><em>Avec notre correspondante à Antananarivo, </em><strong>Sarah Tétaud</strong>

La ville de Fianarantsoa panse encore ses plaies, après que Batsirai a frappé à minuit samedi 5 février cette grosse ville située dans le centre du pays, avec des vents moyens estimés à 160 km/h. Deux jours après, Bruno, un habitant raconte : « On a constaté, beaucoup d’éboulements, d’écroulements de maisons. Les trois rivières autour de Fianarantsoa ont créé des inondations aux alentours de la ville, et cela a entièrement recouvert des rizières et des champs de cultures. On attend la décrue pour savoir si la récolte sera perdue. »

« La station de pompage de la Jirama [la compagnie nationale d’eau et d’électricité, NDLR] a été submergée, et jusqu’à maintenant, on n’a pas d’eau courante, poursuit-il. L’électricité, elle, a été rétablie ce lundi soir. Je ne sais pas s’il y a des choses qui s’organisent en coulisses en ce moment, mais sur le terrain, on n’a pas encore vu de secours. »

Risques d’inondations à craindre

Une population et des équipes locales de secours moins préparée que dans le reste du pays, des ressources logistiques, humaines et matérielles beaucoup moins nombreuses… Une situation confirmée par les autorités et les ONG spécialisées dans l’aide d’urgence.

« Il y a certaines zones qui n’était pas vraiment incluses dans la liste des zones très exposées aux catastrophes, donc il y a eu moins d’efforts dans la réduction des risques et catastrophes, ou moins de sensibilisation, explique Angelo Nahavitatsara, le coordonnateur de programme urgence à Médair Madagascar. Comme les gens sont moins préparés, ils sont plus vulnérables. Donc les dégâts peuvent être catastrophiques dans ces zones-là. On a des informations assez limitées dans ces zones-là. » La collecte de données, par survol aérien et sur terrain, doit se poursuivre dans toute l’île jusqu’à la fin de la semaine.

Sur la côte sud-ouest, Météo Madagascar appelle la population à rester également très vigilante, car les risques d’inondations sont à craindre tant les pluies apportées par le cyclone continuent de tomber en abondance.


Selon l’Unicef, la priorité est l’accès à l’eau potable

L’Unicef estime que 150 000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire, notamment dans le Centre, faisant face aux inondations, mais également sur la côte Est, la zone la plus directement touchée. Selon le représentant de l’Unicef à Madagascar, Jean-François Basse, l’une des priorités est l’accès à l’eau potable.

Selon le représentant de l’Unicef à Madagascar, Jean-François Basse, l’une des priorités est l’accès à l’eau potable

À lire et écouter aussi : Cyclone Batsirai à Madagascar: après son passage, la Croix-Rouge craint une «remontée des eaux»

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