De la vie de sportif de haut niveau à celle d’entrepreneur

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Quelle vie après le sport de haut niveau ? Beaucoup de sportifs sont confrontés à la difficulté de la reconversion après leur carrière sportive. L’une des voies souvent envisagées est la création d’entreprise. C’est pourquoi Paris 2024, le comité d’organisation des Jeux olympiques, et l’Agence française de développement (AFD) ont soutenu pendant près d’un an 26 projets d’athlètes de haut niveau. Onze sont des projets qui concernent le continent africain.

David Smétanine, nageur handisport, sort une petite pochette. Il est fier de faire sentir son poivre blanc du Cameroun. Pour le nageur handisport, les qualités de l’entrepreneur ne sont pas si éloignées de celles du sportif professionnel. « Le challenge est comme celui du sportif. Rien n’est jamais facile, comme pour les médailles ! Ce n’est pas parce qu’on est dans notre élément dans une piscine que je me sens à l’aise partout. Maintenant, je ne suis pas en train de nager en eaux troubles », confie-t-il. Son projet : un centre d’apprentissage pour personnes en situation de handicap au Cameroun autour de la culture du poivre blanc de Penja. Et durant ces derniers mois, étape par étape, il a construit son entreprise.

On a construit les choses avec le programme d’incubation. On avait déjà une idée qui était valorisante et viable. Après ce sont les choses qui s’organisent au fur et à mesure. On met les structures les unes après les autres, on essaie de constituer un projet qui soit bien structuré, bien organisé, construire notre dossier, avoir un tableau de bord général avec toutes les forces et faiblesses du projet, une matrice qui met en avant la chronologie du projet, du stade d’initiation à la finalisation du produit. C’est structurer un projet pour ne rien négliger : autant certifier le centre de formation que d’avoir assez de rentabilité qui soit cohérente. Ne pas oublier les étapes intermédiaires… 

« Toute seule je pensais ne pas y arriver »

Hortense Diedhiou est une championne de judo sénégalaise. Complexée par ce qu’elle nomme son « tout petit bagage » scolaire, devenir entrepreneur n’allait pas de soi. « Toute seule je pensais ne pas y arriver. Grâce à eux, j’ai su aller étape par étape et cela m’a aidé à aller plus vite », explique la judokate.

Son projet s’inspire de son expérience. Ce qu’elle veut : un centre à Dakar qui permette aux athlètes de poursuivre leurs études. Hortense Diedhiou est une femme de caractère. Et comme au judo, elle a décidé de prendre les choses en main. « Quand j’ai commencé à construire le bâtiment, je l’ai dessiné moi-même. Aujourd’hui pour la construction, c’est moi qui suis tout le monde, comme les plombiers… J’essaye de faire en sorte que ce soit aux normes : je vérifie le ciment acheté, les fers achetés… Je fais la comptabilité et je suis très sévère avec quelqu’un qui est lui comptable. C’est souvent moi qui vois les erreurs, c’est pas lui qui les voit », ironise-t-elle.

Si elle a déjà acheté un terrain et construit le bâtiment à Dakar, Hortense Diedhiou cherche encore des sponsors pour ouvrir son centre au plus tôt afin de préparer la jeune génération sénégalaise aux Jeux de 2024.

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