Des étudiants en observation sur le tournage de «Soweto Blaze» en Afrique du Sud

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                En Afrique du Sud, de jeunes aspirants cinéastes ont pu tester leurs ambitions sur un plateau grandeur nature. Alors que le tournage de <em>Soweto Blaze,</em> un long-métrage sud-africain, touchait à sa fin, ils ont été invités par les producteurs à suivre l’équipe du film et à découvrir les coulisses. De quoi encourager la passion du cinéma chez les jeunes générations qui n’y ont pas forcément accès.                </p><div readability="100.97437560817">

                <p><em>De notre correspondante à Johannesbourg,</em>

Au pied des deux tours de refroidissement de l’ancienne centrale électrique de Soweto, de la fumée s’élève des ruines utilisées comme décor pour la scène. Quatre acteurs sortent du champ en riant, bras-dessus, bras-dessous. « C’est une opportunité pour moi, pour apprendre, car j’ai surtout une formation en théâtre, plutôt qu’en cinéma, s’émerveille Kamogelo Mokua, apprenti-acteur âgé de seulement 19 ans, qui n’a pas quitté le plateau des yeux. C’est surréel d’être ici, je ne pensais pas que ça m’arriverait. Même si je suis pour l’instant du côté des coulisses, un jour cela portera ses fruits, et c’est moi qui serai à l’écran. »

Derrière une caméra installée sur des rails, le chef opérateur, Sanele Mgobhozi, surveille le cadrage. Après s’être perfectionné plus de 20 ans dans le métier, il est heureux de pouvoir partager son savoir avec les plus jeunes. « Je me souviens, quand j’étais ce jeune homme de 18 ans, originaire du KwaZulu-Natal, la première fois que j’ai vu une équipe de tournage au début des années 90, j’étais tellement curieux. Donc aujourd’hui cela m’apporte beaucoup de joie et de bonheur de savoir que je vais peut-être changer des vies en leur montrant que peu importe d’où on vient, il faut faire ce qu’on aime et croire en soi. »

« Je veux raconter nos histoires »

Soweto Blaze est à la fois un film d’action et une comédie, où histoire de kidnapping tourne au gag et se transforme en histoire d’amour. Le tout reprenant les codes culturels des townships. Car, si l’industrie du cinéma est très ancienne dans le pays, elle manque de diversité et d’ancrage local, selon Sibusiso Ngobeni, l’un des producteurs du film.

« Avant, il y avait beaucoup d’Américains ou d’Européens qui venaient pour raconter nos histoires, parce qu’ils avaient les financements, raconte-t-il. Mais aujourd’hui, les institutions et les investisseurs ont réalisé qu’il était important que nous, Sud-africains, racontions et jouions nos propres fictions, car c’est comme cela qu’on obtient des récits authentiques. Et donc, on a voulu faire venir les plus jeunes, pour encourager des vocations, notamment de scénaristes, parce que c’est le domaine où on a le plus de manques. On espère que ces jeunes auront de belles choses à raconter à l’avenir. »

Et c’est exactement ce qu’a en tête Zanele Ngwenya du haut de ses 21 ans. « Oui, moi, je veux raconter nos histoires, soutient la future scénariste. Le fait que d’autres gens viennent ici pour les mettre à l’écran, cela ne me convient pas. J’ai plein d’idées que je voudrais un jour réaliser. »

Soweto Blaze est désormais en phase de post-production et devrait être prochainement diffusée sur la plateforme Netflix.

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