Dialogue politique ivoirien: première prise de contact avec les 21 formations conviées

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                Le gouvernement a convié 21 formations politiques ce jeudi 16 décembre pour relancer un dialogue à l’arrêt depuis un an. Patrick Achi est le troisième Premier ministre en trois ans à convoquer ces discussions initiées en 2019 et qui entrent dans leur cinquième phase. Les prochaines échéances électorales ce sont les élections locales dans deux ans. Ce matin, il s’agissait davantage d’une prise de contact. Il faudra encore attendre la semaine prochaine pour entamer les débats.                </p><div readability="89.493029150824">

                <p><em>Avec notre correspondant à Abidjan</em>, <strong>Pierre Pinto</strong>

La vingtaine de formations politiques présentes ont jusqu’à ce vendredi soir pour faire parvenir au gouvernement les propositions de thèmes et de sujets à débattre. Ces « termes de référence » seront au cœur de la prochaine séance du dialogue qui se tiendra mardi 21 décembre et au cours de laquelle sera aussi fixé, en principe, le calendrier des débats.

En inaugurant cette nouvelle session du dialogue politique, Patrick Achi en a appelé au sens de la responsabilité des partis politiques présents : « Il nous faut être conscient de l’ampleur de l’attente populaire et de l’exigence de notre responsabilité publique qui nous impose d’agir en acteur public éclairé dans un esprit de raison de tolérance, de respect mutuel et d’ouverture. »

Un dialogue « en dehors de toutes échéances électorales »

« Le fait que ce dialogue se déroule en dehors de toutes échéances électorales et dans un climat social et politique apaisé est une chance que nous devons saisir », a aussi déclaré le Premier ministre Patrick Achi. Ce matin, face à lui et dans une ambiance détendue, toutes les formations politiques ont exprimé leur satisfaction de voir ce dialogue reprendre. « Nous souhaitons que tous les sujets soient abordés, que nous trouvions des solutions à tous les problèmes », a plaidé Georges Armand Ouégnin représentant le PPA-CI, le parti de Laurent Gbagbo. Il souhaite aborder la question de « la liberté des prisonniers politiques civils et militaires, le retour des exilés ».

Pour Pascal Affi N’guessan du FPI de nombreux sujets sont en suspens depuis longtemps. « Qu’il s’agisse des questions de liberté, de droits de l’homme, des exilés, il est important que des efforts soient fait. Au-delà des actes de décrispation, il y a aussi l’environnement électoral toujours au cœur des crises, insiste Pascal Affi N’guessan. Il faut que nous nous entendions sur le code électoral, sur la commission électorale indépendante et sur le découpage des circonscriptions. »

Le PDCI, qui avait claqué la porte en 2019, s’est dit, lui, disponible et a évoqué l’espoir suscité par ces discussions. Le RHDP, le parti au pouvoir, a de son côté fait remarquer qu’Alassane Ouattara avait contribué à maintenir un climat politique apaisé depuis un an, en rencontrant Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo et en posant des actes de décrispation politique. « Le RHDP a des propositions à faire, mais on peut aussi consolider l’existant », souligne le directeur exécutif du parti Adama Bictogo

« Nous devons maintenant réunir les conditions d’une confiance entre nous et envers nos institutions », a déclaré pour sa part Albert Toikeusse Mabri de l’UDPCI. C’est à présent donc le ministre de l’Intérieur, Diomandé Vagondo, qui va diriger les débats à partir du mardi 21 décembre.

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