EDF se branche sur les jeunes pousses africaines

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                Les innovations africaines dans le domaine des énergies vertes intéressent de plus en plus les grands groupes mondiaux. Ce mois-ci, le concours EDF Pulse Africa a décerné les prix de sa quatrième édition. Un concours qui met en lumière, c'est le cas de le dire, les start-up les plus prometteuses.                </p><div readability="82.197442295696">

                <p>Ingénieur formé aux États-Unis, le Burkinabè Jean-Éric Minoungou aurait pu vivre en Floride et travailler au sein d’une entreprise locale. Mais c’était sans compter sur son patriotisme et son esprit entrepreneurial. Il rentre à Ouagadougou et fonde en 2017 Green Engineering Services. L’objectif initial était de travailler dans l’énergie solaire. Mais la bonne idée, il l’a eue en arpentant les villages autour de Ouagadougou.

« Nous avons rencontré plusieurs groupes de femmes qui avaient des plats de céréales sur la tête. Et quand nous leur avons demandé ce qu’elles faisaient, elles nous ont dit qu’elles partaient pour moudre. On leur a demandé pourquoi elles devaient faire cinq kilomètres pour aller moudre, et elles nous ont expliqué qu’il n’y avait pas d’électricité dans leur village pour les moulins. Et là, nous nous sommes dit : pourquoi ne pas développer un moulin solaire ? »

Et depuis le début de l’année, c’est le succès : les moulins solaires qui coûtent 6 500 euros s’arrachent dans les campagnes burkinabè. Même success story pour les forages hydrauliques d’Apessika Laurent Koffi, un Ivoirien de 30 ans, lui aussi ingénieur et qui a co-fondé Green Agro Valley : « En fait, nous avons inventé une machine de forage. Et les forages réalisés sont équipé de pompes solaires. »

Permettre le développement de start-up en Afrique

Ces deux entrepreneurs font partie des lauréats de la quatrième édition de l’EDF Pulse Africa, concours qui vise à dénicher des entreprises d’avenir dans l’économie verte. Pour Apessika Laurent Koffi, le fait d’avoir été détecté par une entreprise comme EDF ouvre des perspectives immenses : « Toutes les start-up ont besoin de financements importants pour pouvoir se développer rapidement. Et pour cela, il faut avoir une société bien structurée. Je pense que c’est quelque chose dont nous allons bénéficier largement. À terme, il y a des possibilités que le groupe investisse directement dans notre start-up, voire nous affilie à des fonds d’investissement. »

Pour le Burkinabè Jean-Éric Minoungou, c’est d’abord le partenariat technique avec les ingénieurs d’EDF qui prime : « Nous espérons pouvoir augmenter la performance du moulin et nous voulons aussi travailler au futur moulin solaire. »

Car ces lauréats vont recevoir pendant un an une assistance sur le plan de la recherche, du management ainsi qu’un accompagnement financier. EDF espère aider ces entreprises à grandir. Christ Anderson Ahoua Boua, Business developer chez EDF : « Cela s’inscrit dans la stratégie Afrique et dans la stratégie “off grid” [hors réseau, NDLR] du groupe EDF pour justement avoir des solutions bas carbone, made in Africa, qui vont nous permettre de répondre au marché africain. »

In fine, EDF cherche aussi à agrandir son écosystème en l’enrichissant de jeunes entreprises performantes et sources de profits futurs.

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