[En direct] Burkina: le lieutenant-colonel Damiba demande aux putschistes de «revenir à la raison»

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                Alors que la matinée était calme à Ouagadougou et augurait un retour à la normale, la situation est à nouveau confuse, dans la capitale burkinabè, depuis lors. Nos dernières informations.                </p><div readability="368.08324945701">

                <p><em>Article régulièrement mis à jour (heure de Paris). <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221001-burkina-faso-retour-à-la-normale-dans-les-rues-de-ouagadougou-après-le-nouveau-coup-d-état" target="_self" rel="noopener"><strong>Rafraîchir la page</strong></a></em>

00h50 : Notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani, a pu confirmer, avec l’entourage du lieutenant-colonel Damiba, que ce dernier était bien à l’origine du communiqué publié sur la page Facebook de la présidence du Faso (voir ci-dessous à 22h55).


 

23h45 : Les équipes de RFI tentent de confirmer le fait que le communiqué publié sur le compte Facebook de la présidence burkinabè émane bien du lieutenant-colonel Damiba. Plus d’informations à venir.


 

23h15 : Le capitaine Traoré s’exprime pour la troisième fois ce samedi, sur l’antenne de nos confrères de France 24. « Contre-offensive, oui. Organisée. Mais soutenue par la France, je ne pense pas », a-t-il dit, au sujet du lieutenant-colonel Damiba.

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22h55 : Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba sort du silence. Dans un communiqué publié sur la page Facebook officielle de la présidence, il a appelé « le capitaine Traoré et compagnie », « à revenir à la raison pour éviter une guerre fratricide dont le Burkina Faso n’a pas besoin dans ce contexte ».

Je démens formellement m’être refugié dans la base française de Kamboinsin. Ce n’est qu’une intoxication pour manipuler l’opinion.

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Le point à 22h30 : Le lieutenant-colonel Damiba, qui n’a pas officiellement démissionné, compte encore des partisans, constate David Baché, du service Afrique de RFI. Les putschistes l’accusent de vouloir mener une contre-offensive avec l’aide de la France, ce que Paris dément.

La France a catégoriquement démenti, notamment, une éventuelle protection du lieutenant-colonel Damiba, ni dans un camp militaire, ni à l’ambassade. Si l’on ignore où se trouve le désormais ancien chef de la transition, l’armée burkinabè lui a réaffirmé son soutien dans un communiqué, et assuré que des concertations se poursuivaient pour résoudre ce qui est présenté comme une « crise interne » à l’armée.

De nombreux observateurs craignent des affrontements.


 

21h20 : Paris condamne « les violences » contre son ambassade « avec la plus grande fermeté », indiquant que la « sécurité de nos compatriotes » est la « priorité » de la France. « Une cellule de crise est ouverte à Ouagadougou et nos équipes sont mobilisées (…) pour la sécurité de nos compatriotes, qui est notre priorité », a assuré la porte-parole du Quai d’Orsay Anne-Claire Legendre à l’AFP.


 

20h55 : Réaction américaine. Les États-Unis sont « profondément préoccupés » par la situation au Burkina Faso, a affirmé le porte-parole du département d’État dans un communiqué. « Nous exhortons les responsables à désamorcer la situation, à prévenir tout préjudice aux citoyens et aux soldats, et à revenir à l’ordre constitutionnel », relate le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price. Washington assure suivre la situation « de près ».


 

20h45 : On pouvait encore entendre des tirs il y a peu dans le centre-ville de Ouagadougou, notamment dans la zone où se trouve l’ambassade de France. Des dizaines de jeunes manifestants se sont rassemblés aux alentours de l’ambassade. Ils prennent pour cible la représentation, confirme notre correspondant dans la capitale burkinabè, Sidy Yansané. Ils ont allumé un feu avec des pneus devant l’entrée du bâtiment. Ils se présentent comme des soutiens du capitaine Ibrahim Traoré et de ses putschistes.

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                    <blockquote class="twitter-tweet" readability="6.4075235109718"><p lang="fr" dir="ltr">Des 10aines jeunes manifestants soutenant les putschistes prennent actuellement pour cible l'ambassade de France à Ouagadougou. Ils ont allumé un feu devant l'entrée. L'institut français de Bobo-Dioulasso attaqué et l'entrée incendiée cet après-midi. <a href="https://twitter.com/hashtag/BurkinaFaso?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#BurkinaFaso</a></p>— Sidy Yansané (@SidyYansane) <a href="https://twitter.com/SidyYansane/status/1576282272348524544?ref_src=twsrc%5Etfw">October 1, 2022</a></blockquote> 
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20h35 : Gaëlle Laleix, du service Afrique de RFI, a pu joindre par téléphone un Ouagalais, serveur dans un restaurant proche du rond-point des Nations unies.

J’entends des tirs, mais je ne sais pas précisément où.

Le serveur d’un restaurant confie son inquiétude


 

20h25 : L’ambassade française à Ouagadougou a été prise pour cible par des manifestants. Un début d’incendie a été constaté devant l’entrée du bâtiment. Une information confirmée par des sources locales, mais également une source diplomatique française et des vidéos, qui ont été authentifiées.


 

20h20 : À Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso, des manifestants ont incendié la guérite située à l’entrée de l’Institut français, confirme notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani. Une foule immense de manifestants s’est également formée ce samedi devant la maison du peuple à Ouagadougou, ajoute-t-il.


 

19h55 : Dans un communiqué, l’état-major général des armées reconnait une « crise interne » et assure que les « concertations » se poursuivent. « Quelques unités ont pris le contrôle de certaines artères de la ville de Ouagadougou, demandant une déclaration de départ du lieutenant-colonel Damiba », ajoute ce texte. « Cette tension qui n’honore pas nos forces armées nationales ne représente pas la position de notre institution. »

Le chef d’état-major général des armées invite toutes les parties au calme et à la retenue afin de donner une chance à une sortie négociée de la crise. Personne n’a intérêt à ce que la situation dégénère.

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Communiqué de l'état-major général des armées du Burkina Faso.
Communiqué de l’état-major général des armées du Burkina Faso. © RFI
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19h30 : Dans le communiqué lu plus tôt ce samedi par l’un des membres de la junte, le lieutenant Jean-Baptiste Kabré, à la télévision nationale burkinabè, les putschistes ont déclaré que le coup de force de la veille avait eu lieu à cause de divergences sur le choix de leur partenaire pour la lutte antiterroriste. La Russie n’était pas citée, mais des drapeaux russes étaient agités vendredi place de la Nation, à Ouagadougou.

Cela fait suite à notre volonté d’aller vers d’autres partenaires prêts à nous aider dans notre lutte contre le terrorisme. Nous invitons les vaillantes populations, dignes et intègres, à ne pas tomber dans le piège et de faire confiance en notre combat, qui n’est autre que la restauration de l’intégrité territoriale.

Déclaration du lieutenant Jean-Baptiste Kabré ce samedi

Le camp militaire de Kamboinsin abrite effectivement les forces spéciales françaises de Sabre, une force antiterroriste. Pour autant, Paris dément garder ou protéger le lieutenant-colonel Damiba et réfute toute implication dans les évènements en cours. Anne-Claire Legendre est la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Elle s’est exprimée, au micro de David Baché, du service Afrique de RFI. 

Paul-Henri Damiba n’a pas été accueilli sur la base militaire où se trouvent des forces françaises, pas plus qu’à notre ambassade.  (…) Aucune implication de notre part dans les évènements survenus depuis hier. Les partenaires du Burkina Faso se sont exprimés, à commencer par la Cédéao et l’Union africaine qui ont exprimé la nécessité de retourner à l’accord qui a été conclu avec la Cédéao. Je crois que c’est cela qui doit prévaloir aujourd’hui.

Anne-Claire Legendre, porte-parole du Quai d’Orsay


 

19h15 : le capitaine Traoré a donné un second entretien au média VOA Africa. Au micro du journaliste Bagassi Koura, Ibrahim Traoré donne des précisions sur le type de transition qu’il entend mettre en place. Elle ne sera pas forcément militaire, dit-il. Concernant la position de la Cédéao, qui exige le respect scrupuleux du chronogramme déjà retenu avec les autorités de transition pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024, le capitaine se veut rassurant et assure que le calendrier sera respecté. 

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18h40 : Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a condamné les officiers de l’armée burkinabè qui ont pris le pouvoir à Ouagadougou. « Le secrétaire général est profondément préoccupé par les évènements qui se déroulent au Burkina Faso. Il condamne fermement toute tentative de prise de pouvoir par la force des armes, et appelle tous les protagonistes à s’abstenir de toute violence et à rechercher le dialogue », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué.


 

18h30 : La situation reste tendue, relate notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani. En toute fin d’après-midi, un sous-lieutenant a appelé les populations à ne pas tomber dans le piège du lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, qui aurait décidé selon lui de lancer une contre-offensive suite à son éviction. Après la diffusion sur les antennes de la télévision publique de cet appel, des habitants ont commencé à dresser des barricades sur la voie menant au camp militaire de Kamboinsin.


 

18h15 : Le capitaine Ibrahim Traoré s’est exprimé sur Radio Oméga. Il était interrogé par le journaliste Lamine Traoré. Il n’a pas confirmé l’information selon laquelle le lieutenant-colonel Damida se trouverait au camp de Kamboinsin. « On pense qu’il est là-bas », a-t-il dit. « Il a ordonné une contre-offensive ce matin, ajoute-t-il. « On a réussi à calmer la situation pour que ça ne dégénère pas. »

Au sujet de Paul-Henri Damiba toujours, « nous n’avons pas la main sur lui parce que nous n’avons pas voulu faire couler le sang hier matin. Nous sommes venus dans une logique en priant Dieu de ne même pas blesser un soldat. Même lui, on n’a rien contre sa personne. On n’avait aucune intention de le traduire devant une justice ou quoi que ce soit, ce n’est pas ça l’intention, en fait. C’était qu’il se repose parce qu’il est fatigué. » 

Aujourd’hui, nous sommes vraiment surpris, c’est désolant, qu’il véhicule que nous nous affrontons. Et nous sommes sur nos positions. Je sais que les jeunes soldats, la plupart ils me connaissent ; les jeunes officiers, on a les mêmes idéaux. Je pense qu’eux, ils ne vont pas se laisser manipuler par ça. Voilà pourquoi il n’y a pas d’affrontement jusque-là. Nous n’allons pas affronter nos jeunes frères à cause d’un individu.

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17h40 : Sollicitée par RFI, une source diplomatique française dément catégoriquement la dernière déclaration émise sur la RTB selon laquelle le lieutenant-colonel Damiba serait réfugié sur une base française.


 

17h30 : Des hélicoptères de l’armée ont survolé certains camps, dont celui de Babasi, rapporte notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani. Outre les faits mentionnés plus tôt dans cet article, toutes les voies menant aux monuments dédiés aux héros nationaux ont également été fermées. On a pu apercevoir des militaires ce samedi, postés sur leurs véhicules arme au poing. En fin de matinée, une source militaire affirmait qu’il existait un risque d’affrontement entre le camp du lieutenant-colonel Damiba, qui ne serait toujours pas d’accord avec son éviction, et ceux du capitaine Traoré.


 

17h10 : Dans une allocution télévisée diffusée sur la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB), les militaires revendiquant la prise du pouvoir à Ouagadougou ont accusé le lieutenant-colonel Damiba, renversé vendredi, de « planifier une contre-offensive », depuis une « base française » près de la capitale. « Cela fait suite à notre ferme volonté d’aller vers d’autres partenaires prêts à nous aider dans la lutte contre le terrorisme », assure la personne lisant un communiqué signé du capitaine Ibrahim Traoré. Un peu plus tôt, la diplomatie française a démenti toute implication dans les évènements en cours (voir à 16 heures).

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16h40 : Après la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest vendredi, l’Union africaine s’est à son tour exprimé sur la situation au Burkina Faso, il y a quelques heures ce samedi. Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, condamne le coup de force de vendredi, appelant comme la Cédéao au retour l’ordre constitutionnel, ainsi qu’au respect du chronogramme prévoyant la rétribution du pouvoir entre les mains des civils au 1er juillet 2024 au plus tard.


 

16h30 : Dans l’après-midi, au moins un hélicoptère a été aperçu au-dessus du centre-ville de la capitale, notamment sur quartier Ouaga 2000, bouclé lui aussi, rapporte notre correspondant au Burkina Faso, Sidy Yansané.


 

16h10 : Quelques éléments sur le contexte économique des derniers évènements au Burkina Faso. Depuis plusieurs semaines, des Burkinabè se plaignent de la vie chère, se manifestant par des concerts de casseroles, rappelle Charlotte Cosset, du service économie de RFI.

« Après un rebond de la croissance en 2021, elle pourrait fléchir en 2022 », alertait en début d’année une note du spécialiste en assurance et commerce international COFACE.  En cause : « la détérioration de la situation sécuritaire et politique (qui) pourrait entraver l’activité. »

Le portefeuille des Burkinabè est déjà particulièrement touché par l’inflation, notamment la hausse du prix des hydrocarbures et des denrées alimentaires. L’alimentation représentant près d’un tiers du panier des ménages. 


Un véhicule militaire devant la télévision nationale du Burkina Faso (RTB), à Ouagadougou, le 1er octobre 2022.
Un véhicule militaire devant la télévision nationale du Burkina Faso (RTB), à Ouagadougou, le 1er octobre 2022. AFP – OLYMPIA DE MAISMONT

Le pays présente des atouts importants : il est un producteur majeur d’or et de coton sur le continent et bénéficie d’un soutien important de la communauté financière internationale. L’économie burkinabè est cependant fortement exposée aux aléas climatiques, dispose d’un réseau électrique encore limité, et la forte pression démographique absorbe une part importante de la croissance. 

L’insécurité, notamment dans le nord-est, a également un impact important sur les indicateurs économiques du pays. Elle provoque le déplacement massif de populations et perturbe la production agricole. Les investissements directs étrangers sont également contraints par la situation sécuritaire. Et cette nouvelle phase d’incertitude politique pourrait les rendre d’autant plus frileux.


 

16h05 : C’est le capitaine Ibrahim Traoré qui a été désigné vendredi pour succéder au lieutenant-colonel Damiba à la tête du Burkina Faso. Il était jusque-là chef d’artillerie du 10e régiment de commandement d’appui et de soutien basé à Kaya, rappelle notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani. Notre article.


 

16 heures : « Au regard des nombreux commentaires qui sont produits sur les réseaux sociaux », écrit l’ambassade de France à Ouagadougou sur son compte Facebook, cette dernière « souhaite démentir avec fermeté toute implication de l’armée française dans les événements des dernières heures, ainsi que les rumeurs selon lesquelles des autorités burkinabè auraient été accueillies ou seraient sous la protection de militaires français. »

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15h30 : « La situation reste tendue à Ouagadougou, constate la diplomatie française. Il est recommandé de limiter ses déplacements au strict nécessaire, d’observer une attitude de prudence et de réserve, et d’éviter les attroupements. Un couvre-feu est en vigueur de 21h à 5h. L’aéroport est actuellement fermé, l’ensemble des vols étant temporairement suspendus. » Voir sur le site France Diplomatie.


 

Le point à 14h30 : À la mi-journée, la situation est redevenue confuse, rapporte notre correspondant à Ouagadougou, Sidy Yansané. En fin de matinée, des tirs ont été entendus place des Nations unies, dans le centre-ville. Elle est depuis totalement barricadée par les militaires. Impossible de s’en approcher à moins de 100 mètres.

Les alentours de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina Faso (RTB), où se situe également la Primature, sont aussi barricadés. Il y a eu quelques mouvements de foule au grand marché, à quelques rues de cette place des Nations unies. Sur les axes routiers, les motos et les voitures ont été prises par surprise et ça s’est très vite embouteillé, car tous les véhicules se sont mis à faire demi-tour, les commerçants sont aussi tous en train de fermer boutique.

Le quartier Ouaga 2000 est aussi bouclé. Des tirs y ont été entendus et des hélicoptères seraient en train de surveiller la zone, selon un journaliste de l’AFP. Alors la situation se tend à nouveau, tandis que la matinée était très calme. Les rues étaient animées. Ce matin, rien ne semblait indiquer qu’il y a eu un nouveau coup d’État vendredi, hormis les militaires lourdement armés autour du siège de la RTB. On ignore s’il s’agit d’affrontements entre la nouvelle junte et l’ancienne.

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Devant la télévision nationale du Burkina Faso, à Ouagadougou, le 1er octobre 2022.
Devant la télévision nationale du Burkina Faso, à Ouagadougou, le 1er octobre 2022. AFP – OLYMPIA DE MAISMONT
    </div>Ces tensions font suite au renversement, vendredi, du président de la transition Paul-Henri Damiba par des militaires du MPSR, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde de la restauration. Ils ont désigné le capitaine Ibrahim Traoré pour prendre la relève. Le deuxième coup d'État en huit mois au Burkina Faso.

M. Damiba avait poussé l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré à renoncer au pouvoir en janvier. Cette fois, c’est lui qui a été poussé vers la sortie. Vendredi soir, après le renversement du président, les putschistes ont pris la parole à la télévision. Ils ont annoncé notamment une fermeture des frontières terrestres et aériennes, la suspension de la Constitution et une dissolution du gouvernement et de l’Assemblée législative de transition.

►À relire : Burkina : des militaires annoncent la dissolution du gouvernement, le capitaine Ibrahim Traoré prend le pouvoir

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