En Tunisie, les lunettes Vakay voient loin

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                En Tunisie, malgré la morosité du climat économique, certains entrepreneurs arrivent à s’imposer. C’est le cas de la marque de lunettes tunisiennes Vakay, crée en 2014. Elle est portée par deux jeunes qui ont misé sur le haut de gamme et un design en hommage à l’Afrique.                </p><div readability="94.265481105113">

                <p><em>De notre correspondante à Sfax,</em>

Les bruits des machines font penser à ceux d’une usine industrielle, mais dans les locaux de Vakay à Sfax, une ville de l’est tunisien, il s’agit surtout d’un travail d’orfèvre, calibré au millimètre près pour réaliser des lunettes de luxe tunisiennes.

Adam Jabeur, l’un des co-fondateurs, nous fait visiter. « Ici, on commence par préparer la matière première, donc il s’agit du calibrage des matières en bois, du découpage et calibrage des plaques en acétate, vu que maintenant on utilise un mélange de matériaux », explique-t-il. Puis il ajoute : « C’est notre touche, l’identité de notre marque, c’est l’utilisation du bois en tant que tel et on utilise des essences naturelles, ce bois-là par exemple n’est pas coloré, c’est purement naturel. »

Une aventure entrepreneuriale

En plus d’être distribué chez une centaine d’opticiens en Tunisie, Vakay s’exporte aussi aux États-Unis et au Moyen-Orient. Grâce à son identité originale, imaginée par Soulaimen, l’autre fondateur de la marque, designer industriel de formation. « On s’est inspiré des graphismes berbères, du style africain, pour faire les conceptions », raconte Soulaimen Ghorbel.

En 2013, rien ne prédestinait Adam, expert-comptable et Soulaimen à créer une marque de lunettes. Avides d’aventures entrepreneuriales, ces jeunes se lancent avec deux coéquipiers et conçoivent leur première paire dans un garage avec 300 euros de capital, dans un pays où l’industrie des lunettes n’existe pas.

En termes de levée de fonds c’était pas facile, en termes d’accès aux capitaux auprès des banques, alors là c’était en vain parce que quand ils voient des jeunes entrepreneurs non expérimentés disons, d’une vingtaine d’années, ils ne croient pas à cette idée-là

Un chiffre d’affaires qui a quadruplé en huit ans

Huit ans et deux importantes levées de fonds plus tard, leur chiffre d’affaires a quadruplé. Les deux fondateurs ont pu trouver une place sur le marché du luxe avec des lunettes qui coûtent au minimum 200 euros la paire et qui rivalisent avec les modèles importés de grandes marques.

Un savoir-faire qu’ils transmettent à leurs employés dont la moyenne d’âge est de 28 ans. « On préfère toujours ceux qui ont eu une expérience manuelle », explique Adam Jabeur. « Il y a des artisans qui ont travaillé dans le bois, des artisans qui ont travaillé dans la pâtisserie, il y a même des artisans qui ont travaillé dans la bijouterie parce qu’on a cet aspect de détail, et on doit maîtriser tous ces aspects-là. »

<p>Un sens du détail qui se décline. Vakay va lancer une autre marque, La Vida Loca, des lunettes plus abordables en acétate mais avec la même exigence de qualité et d’artisanat qui a fait leur succès.


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