Environnement : le Sénégal, dernière étape du bateau-laboratoire de la fondation Tara Océan

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                Du 2 au 11 septembre, le Sénégal est la dernière étape de la mission Microbiomes du bateau-laboratoire de la fondation Tara Océan. Pour la première fois, les scientifiques ont fait des prélèvements le long de la côte ouest africaine afin de mieux comprendre le microbiome de cette partie de l’Atlantique, et sa sensibilité au changement climatique et à la pollution. Bilan de cinq mois en Afrique de l’Ouest – avec des escales dans six pays - alors que la goélette rentre le 15 octobre en France.                 </p><div readability="75.66474543708">

                <p><em>Avec notre correspondante à Dakar</em>,<strong> Théa Ollivier</strong>

Toute voile dehors, la goélette Tara circule au large de Dakar, avec à son bord des scientifiques français et sénégalais qui reviennent de deux semaines de prélèvement de microbiomes marins – soit ces microorganismes de l’océan qui sont les premiers maillons de la chaîne alimentaire, essentiels pour capter les émissions de carbone.

Cette étape signe la fin d’une mission de cinq mois le long des côtes ouest africaines, explique, satisfait, Samuel Chaffron chercheur au CNRS. « Globalement, rapporte-t-il, les objectifs ont été atteints. C’était échantillonner le microbiome, donc cela a été fait, un autre objectif était d’échantillonner et de collecter le plastique en mer et dans les fleuves, et cela a été fait aussi. Le fleuve Congo n’a pas pu être échantillonné, mais on aura quand même des échantillons du fleuve Gambie, et du fleuve Casamance. Globalement, c’est une mission réussie. »

Au total, près de 40 000 échantillons auront été prélevés en deux ans, dont 10 000 entre Cap Town et Dakar. Une région particulièrement intéressante, selon Romain Troublé, directeur de la fondation Tara Océan. « On a vraiment mesuré la richesse, c’est incroyable, se réjouit-il. Quand on est en mer, on met des filets pendant une heure dans la mer pour les remplir. Dans ces zones-là, particulières, comme le Sénégal ou la Namibie par exemple, en cinq minutes, le filet est plein, tellement, il y a de biodiversité et de biomasse dans l’océan. »

Mais le bilan scientifique prendra encore plusieurs années à être tiré, alors que les prélèvements doivent encore être envoyés dans des laboratoires à terre pour être analysés et interprétés.

► À consulter aussi : La fondation Tara Océan présente son laboratoire inédit pour étudier l’Arctique

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