Est de la RDC: le Rwanda accusé de «crime de guerre» après le bombardement d’une école

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                La tension ne faiblit pas entre Kinshasa et Kigali sur fond d’accusations mutuelles. Les autorités rwandaises accusent les FARDC d’avoir tiré des roquettes sur son territoire. Ce que dément l’armée congolaise qui accuse à son tour les forces rwandaises d’appuyer le M23. Elle dit même détenir des vidéos prises à partir des drones qui montreraient la présence sur le sol congolais des soldats Rwandais. Ces accusations vont plus loin. Le Rwanda est accusé de crime de guerre après des dégâts dans une école vendredi dans une école à Buhumba, dans le territoire de Rutshuru. Pour Kinshasa, l’établissement scolaire a été bombardé à partir du territoire rwandais.                </p><div readability="108.48172235927">

                <p><em>Avec notre correspondant à Kinshasa,</em> <strong>Patient Ligodi</strong>

Toiture détruite, mur écroulé, des débris de briques dispersés à plusieurs mètres autour du lieu de l’impact… Les images diffusées par l’armée congolaise ont fait le tour du web congolais. Selon le bilan présenté par l’armée, deux enfants de 6 et 7 ans ont été tués et un autre grièvement blessé. L’armée congolaise dit même détenir des vidéos prises à partir des drones qui montreraient la présence sur le sol congolais de soldats rwandais.

Ces bombes seraient tombées dans des villages situés à quelques kilomètres du quartier général du Parc national des Virunga. Selon la société civile locale, les combats se sont poursuivis jusqu’à 18h jeudi dans plusieurs autres zones et se sont rapprochés de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda et non loin du Rwanda.

Ces affrontements ont provoqué de nouveaux déplacements de populations. Des milliers de personnes ont traversé la frontière ougandaise et d’autres ont passé la nuit le long de la route, selon ces mêmes sources

Deux jours plus tôt, une position de la Monusco avait été également attaquée et trois casques bleus ont été blessés. La mission onusienne n’accuse pas ouvertement le Rwanda, mais pointe du doigt le M23.

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<p>De son côté, l’Armée rwandaise rejette toutes ces accusations et rapporte que deux roquettes ont été tirées depuis la zone de Bunagana en RDC et ont atteint Nyabigoma, dans le district de Musanze, sans faire de dégâts.</p>                
<p>Une information que dément à son tour l'armée congolaise qui <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220530-tension-entre-la-rdc-et-le-rwanda-kigali-rejette-les-accusations-de-kinshasa" target="_self" rel="noopener"><strong>accuse aussi le Rwanda de soutenir le M23.</strong></a></p><h2>Appels à la désescalade entre Kinshasa et Kigali</h2><p>Une accalmie relative a toutefois été observée samedi 11 dans les territoires de Nyiragongo et de Rutshuru, dans l’Est de la RDC. Cela alors que les appels à la désescalade se multiplient et les organisations internationales et les pays occidentaux s’impliquent davantage.

Jusqu’à très récemment, les organisations internationales et la communauté internationale n’osaient citer le Rwanda comme partie prenante à cette crise. Tous ou presque se contentaient de condamner le M23 et d’appeler le mouvement à déposer les armes. D’autres se distinguaient par des appels au dialogue entre différents acteurs, sans les nommer.

Mais depuis quelques jours, le ton commence à changer. Huang Xia, l’Envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, s’est rendu en RDC et au Rwanda. De son côté, le président angolais Joâo Lourenco, émissaire de l’UA, s’est également impliqué : grâce à sa médiation, Kinshasa a libéré les deux militaires rwandais arrêtés par l’Armée congolaise.

Kigali a, de son côté, remis en liberté un politicien, membre de la majorité présidentielle congolaise, arrêté à Gisenyi, au Rwanda.

Un tête-à-tête entre Kagame et Tshisekedi sous l’égide de l’ONU ?

Joâo Lourenco espère maintenant obtenir un tête-à-tête entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi. Samedi, reconnaissant implicitement l’implication d’acteurs étrangers dans la crise, l’ONU a réaffirmé, son « attachement ferme à l’intégrité territoriale de la RDC ». Elle a aussi condamné l’utilisation de groupes armés agissant par procuration.

Du côté des États-Unis, le Bureau des affaires africaines du département d’État américain, s’est également dit alarmé par les informations faisant état d’attaques transfrontalières entre la RDC et le Rwanda, avant d’appeler les deux pays à un leadership responsable et constructif.

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