Ethiopie: de violents combats opposent soldats érythréens et forces tigréennes

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                Les forces tigréennes affirment avoir repoussé une attaque de l'armée érythréenne, le 24 mai dernier, dans ce qui serait le plus grave incident militaire dans la région depuis le cessez-le-feu déclaré au mois de mars. Dans une série de messages postés mardi sur Twitter, Getachew Reda, le conseiller du président du Tigré, a déclaré qu'« <em>une série de contre-offensives</em> » avait infligé de lourdes pertes aux troupes érythréennes ayant passé la frontière, le jour de leur fête nationale.                 </p><div readability="84.947077409163">

                <p>Deux brigades et un bataillon, soit environ 6 000 soldats érythréens, auraient été engagés cette fois dans ce nouvel accrochage avec les Tigréens, le plus grave depuis des mois. C'est ce qu'affirme à RFI une source érythréenne, tandis que Getachew Reda parle, lui, de la 57e et la 21e division de l'armée d'Asmara, soit plus du triple. Les combats ont eu lieu autour de la colline de Geza Gille, dans le Tigré, sur la route menant à la localité frontalière de Badme, le 24 mai, jour de la fête nationale célébrant l'indépendance de l'Érythrée en 1991.

La télévision tigréenne évoque 120 morts, 195 blessés et 4 prisonniers côté érythréen, lesquels ont été montrés à l’antenne confessant avoir commis des crimes pendant la guerre déclenchée en 2020.

Samedi et dimanche, les violences ont continué plus profondément dans le Tigré. L’artillerie érythréenne a tiré 23 salves d’obus sur la localité voisine de Shiraro, plus au sud, touchant une douzaine de maisons, dont une école abritant des réfugiés, tuant au moins une jeune fille de 14 ans et blessant 18 personnes, selon un bulletin interne de l’ONU cité par l’agence Reuters. Un témoin sur place affirme que les bombardements de Shiraro ont été « incessants ».

Le gouvernement érythréen pour sa part n’a encore rien dit. « C’est habituel pour le président Issayas Afewerki de déclencher des opérations militaires le 24 mai, commente le journaliste érythréen Amanuel Ghirmai, de Radio Erena. Même si on ne peut pas encore dire que ce sont les Érythréens qui ont tiré les premiers, ce serait une manière d’entraîner les Tigréens dans des combats pour montrer que ces derniers restent une menace ».

Un bon connaisseur des acteurs de la région se demande quant à lui ce qu’était vraiment l’objectif des généraux érythréens, estimant que leur commandement n’était pas « totalement irrationnel ». Et puis il s’étonne aussi que les Tigréens aient attendu une semaine pour annoncer l’incident.

Le ministre éthiopien de la Communication, Legesse Tulu, pour sa part, a dit au site émirati Ain News ne rien savoir sur l’incident. Mais il indique tout de même que les responsables sont certainement les rebelles tigréens qui, selon lui, ont compté de lourdes pertes dans les combats.

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