Éthiopie: gouvernement et rebelles du Tigré s’accusent de vouloir rependre les hostilités

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                En Éthiopie, dans la province rebelle du Tigré, la tension monte au lendemain du bombardement aérien meurtrier ayant touché un jardin d'enfants vendredi 26 août.                </p><div readability="96.455289481661">

                <p>On commence à en savoir un peu plus sur <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220827-éthiopie-l-unicef-condamne-la-frappe-aérienne-sur-un-jardin-d-enfants-dans-la-ville-de-mekele" target="_self" rel="noopener">la frappe de vendredi</a></strong> : le jardin d'enfants touché par l'aviation éthiopienne se trouve dans le centre-ville de Mekele, juste derrière le palais-musée de l'empereur Yohannes IV, selon des photos satellites. On ignore en revanche si d'autres immeubles ont été touchés dans le quartier.

Le gouvernement fédéral prétend que les autorités tigréennes accélèrent les préparatifs d’une reprise de la guerre, tandis qu’à Mekele, le président de la région Debretsion Gebremichael accuse Addis-Abeba d’« étendre son projet génocidaire ».

Dans un communiqué, le très secret président du Tigré Debretsion Gebremichael a ajouté que l’aviation éthiopienne, responsable du bombardement, avait aussi frappé le sud de la région, non loin de la ligne de front, à Mehoni. Des observateurs militaires évoquent d’ailleurs des mouvements de troupe partout dans le Tigré, et notamment dans ce secteur sensible, autour la ville de Kobo, à l’intérieur de l’État voisin de l’Amhara, où des troupes éthiopiennes avaient été vues ces derniers jours se dirigeant vers les combats et d’où elles se sont retirées ce samedi.

Le gouvernement fédéral, dans un nouveau communiqué, a du reste dénoncé les préparatifs par les Tigréens d’un « conflit à grande échelle » sur les lignes de front de l’Amhara et de l’Afar, « écartant la voie de la paix », une « voie de la paix » qui, pour ce qui le concerne, ajoute-t-il, est pourtant « préservé ». 

Escalade verbale

Les deux belligérants s’accusent mutuellement d’avoir relancé la guerre, alors que les efforts de ces derniers mois pour les amener à négocier la paix n’ont débouché sur rien.

Jeudi, les troupes éthiopiennes montées sur des camions défilaient, drapeaux au vent, dans la localité de Kobo, sur la route sortant du Tigré et s’enfonçant dans la région de l’Amhara. Mais ce samedi, le gouvernement fédéral a annoncé le retrait de ses soldats de cette petite ville « dans le but, d’éviter des pertes massives dans les échanges de tirs ». Il affirme que l’armée fédérale a pris des positions défensives à l’extérieur de la localité et prévenu : « Si la clique terroriste du TPLF », le parti au pouvoir dans le Tigré, continue d’utiliser sa jeunesse dans « sa stratégie de vagues humaines », l’armée, dit-il, « se verra forcée de remplir son devoir légal, moral et historique ».

Le porte-parole du gouvernement régional du Tigré, Getachew Reda, a pour sa part aussitôt déclaré sur Twitter que « l’offensive malheureuse d’Abiy Ahmed sur le front sud » n’avait « pas seulement pris un mauvais départ », mais que « les forces du Tigré tiennent bon et plus encore ». Il accuse le Premier ministre éthiopien de prendre ses ordres auprès du président érythréen Issayas Afewerki pour « un deuxième round de campagne génocidaire contre le Tigré ». Et il conclut : « Ceux qui nous ont répété qu’Abiy Ahmed était prêt à la paix devraient y réfléchir à deux fois. »

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