Éthiopie: le Premier ministre Abiy Ahmed appelle à la mobilisation nationale

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Un nouvel appel pressant des autorité éthiopiennes s à la mobilisation générale. Cette fois-ci, c’est le Premier ministre en personne qui exhorte ses compatriotes à rejoindre l’armée fédérale ou les forces régionales face à l’avancée des rebelles tigréens.

Le cessez-le-feu humanitaire unilatéral annoncé fin juin par Addis-Abeba est définitivement enterré. Dans un communiqué publié ce mardi 10 août, Abiy Ahmed explique que « c’est le moment pour tous les Éthiopiens aptes et majeurs de montrer leur patriotisme ». Ce n’est pas le premier appel du genre.

Cela fait plusieurs semaines que les autorités de l’État d’Amhara ont fait de même. La région est juste au sud du Tigré. Elle lui dispute plusieurs territoires, elle est donc en première ligne.

Le 25 juillet, son président encourageait ses habitants à partir au front. Une « campagne de survie » pour l’Amhara, selon le dirigeant local. Quelques jours plus tôt, plusieurs provinces éthiopiennes avaient affirmé avoir envoyé des combattants au Nord face aux rebelles tigréens. Des « recrutements forcés » selon certains opposants, oromos notamment.

L’armée fédérale, elle-même, a déjà organisé plusieurs campagnes de mobilisation.

À lire aussi : Conflit en Éthiopie: un rassemblement à Addis-Abeba pour enrôler les jeunes dans l’armée

Violents combats à Weldiya

Car les troupes tigréennes continuent de progresser sur plusieurs fronts. Elles comptent faire céder le blocus imposé par Addis-Abeba. De violents combats se déroulent autour du nœud stratégique de Weldiya, en bordure des Hauts Plateaux, sur la route de la capitale fédérale. D’où ce nouvel appel à mobilisation générale.

Le bureau du Premier ministre demande en outre aussi aux populations de surveiller leur village, leur quartier, à l’affût de ce que le communiqué nomme des « espions et agents » du TPLF, le parti tigréen.

Ces dernières semaines, des militants des droits humains se sont inquiétés d’arrestations de Tigréens, notamment à Addis-Abeba.

Par ailleurs, on a appris mardi que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés avait de nouveau accès depuis le 5 août aux camps du Tigré abritant des Érythréens. « Cependant, l’accès demeure limité […]. Les services essentiels tels que les soins de santé ne sont toujours pas assurés et l’eau potable se raréfie », selon le porte-parole du HCR.

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