Exposition: «Sur la route des chefferies du Cameroun», au Musée du quai Branly-Jacques Chirac

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                Une exposition inédite intitulée <em>Sur la route des chefferies du Cameroun. Du visible à l'invisible</em> présente plus de 200 œuvres du patrimoine historique et vivant du XVIe siècle jusqu'à nos jours. Des masques, fétiches, totems et trônes ont été gracieusement prêtés par 24 communautés des hauts plateaux des Grassfields à l'ouest du Cameroun pour les exposer au Musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris.                </p><div readability="83.136604774536">

                <p>C'est une première - et une fierté pour les rois des chefferies du Cameroun - de présenter l'art de leurs communautés au Musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris. 

« Le moment est venu d’exposer notre richesse artistique parce qu’il y a ce mystère qui entoure la chefferie traditionnelle dans le Grassfield du Cameroun : l’art visible et invisible, communiquer avec les esprits, parler avec l’invisible, ça nous ramène à l’humanité pure et propre, c’est ça notre culture », déclare le roi Zofoa de la chefferie Babungo. Il a prêté des objets les plus précieux de son royaume.

Il y a le trône qui est exposé ici et avant que ça ne se déplace, il y a eu des rites traditionnels afin d’apaiser ces objets qui doivent voyager hors de la chefferie. Donc, c’est une grande réunion de famille des notables et tout le monde pour décider que ça puisse traverser pour venir loin ici en France. Et il y a encore tous ces rites et toute la communauté sera là pour recevoir ces objets quand ça va rentrer dans la communauté. 

Un patrimoine vivant

Investis de pouvoirs quasi-divins, ces chefs camerounais veillent au respect des traditions et servent de lien entre le monde des ancêtres et des vivants.

« Nous avons plus de 240 œuvres qui viennent du Cameroun, dont 200 qui sont encore utilisées par des notables, des chefs traditionnels, des reines, des princes ou par des simples habitants », explique Sylvain Djache Nzefa, commissaire de l’exposition. « Ce sont des œuvres qui racontent et donc pour nous, c’était très important de présenter un patrimoine vivant et qu’il n’y a pas ou très peu de vitrines. »

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<h2>Un voyage au sein d'une chefferie et ses mystères</h2>Dix-huit trônes, mais aussi des coiffes et des calebasses, des masques, statues, fétiches et un totem éléphant, symbole de pouvoir et de sagesse, sèment le chemin de cette exposition conçue comme un voyage au sein d'une chefferie et ses mystères.

« Tout cela se fait à travers une entrée traditionnelle composée d’une toiture à 9 pyramides symbolisant le conseil des notables », détaille le commissaire. « On a une installation architecturale qui montre les fondements de la société à travers un axe qu’on appelle axe de la vie qui relie les vivants aux ancêtres, à la forêt sacrée, la forêt totémique, la forêt qui permet aussi de se soigner. » Puis, il ajoute : « Et dans le monde de l’invisible, vous avez ces ancêtres avec qui on dialogue et qui peuvent se matérialiser par une pierre, par du bois et la troisième partie présente l’art au service des sociétés secrètes qui participent à l’équilibre du pouvoir dans la société. »

Une exposition immersive et envoûtante qui dévoile derrière sa partie visible un monde nourri de l’invisible. 

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