Fin du retrait de Barkhane: réactions au Mali

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                Après neuf années de présence, l’armée française a achevé son retrait du Mali après avoir été poussée vers la sortie par les autorités maliennes de transition, issues du coup d’État militaire de 2020. La base de Gao, dans le Nord, la dernière à être encore occupée par la force française Barkhane, est désormais entre les mains de l’armée malienne. Un départ qui suscite des réactions enthousiastes, mais aussi inquiètes dans le pays.                </p><div readability="78.874200426439">

                <p>Le Front pour l'émergence et le renouveau au Mali (Fer-Mali) était parmi les premières organisations à exiger le <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220815-six-mois-pour-quitter-le-mali-pari-tenu-pour-les-soldats-de-barkhane" target="_self" rel="noopener"><strong>retrait de la force française Barkhane</strong></a>. Ses vœux ont été exaucés par les autorités maliennes de transition, dont Fer-Mali est un fidèle soutien. Aujourd’hui, Sory Ibrahima Traoré, président de Fer-Mali, est donc très satisfait.

« Le départ du dernier de Bakhane, aux yeux de tous ceux qui ont réclamé le départ des forces françaises, est pour nous une victoire historique. On était arrivé à un point dans la collaboration et dans la conscience collective des Maliens où la présence de la force Barkhane n’était pas bien perçue », explique-t-il au micro de RFI. « Ce départ, pour nous, est un nouveau départ pour notre génération. Le Mali et les Maliens vont se faire le devoir d’occuper le vide que cela va créer ».

Faire face à la multiplication des attaques

À présent, c’est le départ de la Minusma, la mission onusienne dans le pays, que demande Fer-Mali, comme d’autres organisations politiques ou de la société civile maliennes. Pour autant, cet enthousiasme n’est pas unanime. 

Hors micro, par crainte de représailles, de nombreux Maliens, notamment dans le nord du pays, expriment leurs craintes. En dépit d’un regard parfois critique sur le bilan de Barkhane, ceux-là estiment que l’armée malienne, même avec ses supplétifs russes, sera moins à même de protéger les populations face aux attaques jihadistes.

Plusieurs centaines de civils ont été tués dans la région de Ménaka ces derniers mois, au moins 264 selon les Nations unies, entre 300 et 500 selon différentes sources sécuritaires ou civiles maliennes. Quarante deux soldats maliens ont également été assassinés à Tessit, région de Gao, il y a moins d’une semaine, dans une attaque attribuée par Bamako au Groupe État islamique. Quant aux autorités maliennes de transition, elles n’ont pas commenté officiellement la fin de ce retrait de la force Barkhane.

À lire aussi : Au Mali, les attaques terroristes de plus en plus fréquentes dans le sud du pays

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