Foot africain: Eudy Simelane, icône gay au destin tragique

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                En 2008, Eudy Simelane était retrouvée assassinée après avoir subi de terribles sévices. Cette footballeuse internationale sud-africaine avait été une des premières joueuses du pays à affirmer son homosexualité. Retour sur le destin tragique d’une pionnière, en cette Journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie.                </p><div readability="97.342239494778">

                <p>Elle aurait eu 45 ans cette année et aurait pu devenir une figure de l’équipe nationale féminine de football d’Afrique du Sud. Des Banyana banyana pour lesquelles Eudy Simelane a joué durant les années 2000. Ou alors celle qui est née en 1977 dans le township de KwaThema, près de Johannesbourg, aurait pu devenir arbitre. Elle avait en effet entamé une formation pour.

Mais on ne saura jamais ce que cette pionnière de la cause gay dans le foot sud-africain aurait fait. Le 27 avril 2008, le corps de la footballeuse avait en effet été retrouvé dans un ruisseau, non loin de chez elle. Elle avait été sauvagement assassinée, après avoir été frappée, victime d’un viol collectif, poignardée à de nombreuses reprises.

Quelques mois plus tard, deux des suspects avaient été condamnés respectivement à 32 ans de prison et à la perpétuité. La qualification de viol « correctif » n’avait pourtant pas été retenue par la justice locale. Eudy Simelane était alors devenue un symbole des violences faites aux lesbiennes en Afrique du Sud, elle, l’activiste de la « “07/07/07 Campaign”, pour mettre fin aux crimes de haine contre les LGBT sud-africain(e)s ».

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<h2>Précurseure</h2><p>Les proches de la défunte préféraient toutefois se souvenir de sa joie grâce au ballon rond. « <em>Vers l’âge de 85 ans, lorsqu’elle a commencé à jouer au football, elle a été surnommée "Styles" parce qu’elle était gauchère </em>», raconte avec fierté sa mère, Mally Simelane, dans un documentaire de l’association Open Society Foundation.

« Elle aimait le football très fort dès sa plus tendre enfance, abonde la grand-mère d’Eudy, Gogo Skhosana. À l’époque, j’étais embarrassée et inquiète à cause de ce que les voisins pourraient penser. Mais elle me répondait : “Gogo, mon âme est en paix quand je joue ».

La milieu de terrain a ainsi porté les couleurs du Springs Home Sweepers, le club de son quartier. Une formation qui a vu passer ensuite de nombreuses joueuses majeures du pays, à l’instar de l’actuelle et charismatique capitaine sud-africaine, Janine van Wyk.

Cela lui a ouvert les portes de la sélection. « Elle était toujours prête à aider les autres et une personne vraiment très humble, avait réagi sa coéquipière Anna Monate, dans un hommage sur le site de la Fédération sud-africaine (SAFA), en mai 2008. C’est une vraie perte pour le football national parce que son talent dans le football féminin n’est pas abondant dans tout le pays et je sais que ses joueuses ont été durement touchées par cela au club ».

Symbole

Au lieu de devenir une star, la Sud-Africaine est devenue un symbole. À Paris, des équipements sportifs s’appelleront bientôt Eudy Simelane. Près de son KwaThema, un pont à son nom avait été construit, avec son effigie dessus. Pour soin frère, Bafana, l’héritage d’Eudy Simelane reste bien présent. « La mort de ma sœur a été planifiée. Ils sont parvenus à l’assassiner, mais ils n’ont pas totalement réussi parce que sa mémoire et sa vision sont toujours vivantes. Même si les gens essaient de l’oublier, son esprit vivra ».

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