Frappé par la fièvre du Rift Valley, le Burundi s’inquiète pour son bétail

frappé par la fièvre du rift valley, le burundi s’inquiète pour son bétail 6296c32199dcf.jpeg
frappé par la fièvre du rift valley, le burundi s’inquiète pour son bétail 6296c32199dcf.jpeg

Publié le :

                Au Burundi, pays d'agriculture et d'élevage qui compte quelques 700 000 vaches panique pour son cheptel, les paysans craignant de perdre leur principale richesse. Pour la première fois de son histoire, le pays fait face à la fièvre du Rift Valley, une maladie virale souvent mortelle qui touche les vaches et le petit bétail. Signalées depuis des décennies dans les autres pays de la région des Grands lacs africains, cette maladie qualifiée alors de mystérieuse a fait son apparition au Burundi vers le 20 avril dernier, avec les premiers cas signalés dans les provinces du nord et du nord-est du pays, à Ngozi et Kirundo. Depuis, la maladie ne cesse de progresser.                </p><div readability="67.950441609421">

                <p>Des vaches et parfois du petit bétail se mettent à saigner du nez, elles font des poussées de fièvre puis meurent. Des analyses vétérinaires vont permettre d'identifier qu'il s'agit de la fièvre du Rift Valley, une maladie causée par un virus dont le Burundi avait été épargné jusqu'ici.

Aucun médicament ne permet de guérir cette maladie. Elle va donc se rependre très rapidement. Il y a une semaine, le ministère ayant en charge l’élevage avait décompté quelque 460 vaches malades déjà malades, dont plus d’une centaine qui en étaient déjà mortes.

Les autorités de ces provinces vont réagir très rapidement, avec la fermeture des marchés de bétail, des boucheries pour protéger la population et le bétail encore sain. Certains responsables vont jusqu’à interdire la vente de brochettes dans les bars.

Dans les zones épargnées par la maladie, c’est la psychose, les gens ont pris peur et se sont mis à bouder lait et viande également. Les conséquences sont terribles pour toutes les filières de l’élevage totalement sinistré comme l’explique ce boucher de Gitega, au centre du Burundi.

« Nous avons mal accueilli l’interdiction de l’abattage des bœufs car elle nous a ruiné puisqu’on avait constitué des stocks de vaches à abattre, qu’on ne parvient plus à nourrir maintenant. Nous avions contracté pour cela des crédits auprès de banques et on ne peut plus les rembourser. Nous avons également des nombreux problèmes pour entretenir nos familles, mais ce sont surtout nos ouvriers qui sont le plus impacté ».

Le ministre de l’élevage, Déo-Guide Rurema, a annoncé il y a deux jours une réunion avec les bailleurs, afin de finaliser un plan de lutte contre ce fléau et réunir les fonds nécessaires pour l’achat du vaccin contre la fièvre du Rift Valley.

            </div>
Total
7
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :