Gabon: une nouvelle série de mises en examen cible 4 autres enfants d’Omar Bongo en France

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                En France, la justice a mis en examen au moins 4 enfants de l'ancien président gabonais Omar Bongo, entre ce mois-ci et le mois dernier, dans le dossier dit des « biens mal acquis ». Ils sont poursuivis pour recel de détournement de fonds publics, corruption active et passive, blanchiment et abus de biens sociaux. Au total, au moins 8 des 54 enfants de l'ancien chef de l'État sont poursuivis dans le cadre de cette information judiciaire ouverte en France.                </p><div readability="56.906659388646">

                <p>Parmi les 4 nouveaux mis en examen dans cette affaire, figurent notamment Pascaline Bongo, 66 ans, qui a été la directrice de cabinet de son père, et Omar Denis Junior Bongo, 28 ans, qui est aussi le petit-fils du président congolais Denis Sassou-Nguesso.

La justice soupçonne ces 4 enfants d’Omar Bongo d’avoir « sciemment » bénéficié d’un patrimoine immobilier frauduleusement constitué en France par leur père. L’ensemble de ces biens a récemment été évalué par la justice à au moins 85 millions d’euros.

Plus tôt dans l’année, le juge financier a déjà mis en examen 4 autres enfants de l’ancien chef de l’État… qui a dirigé le Gabon de 1967 à 2009. Tous ont nié être au courant du caractère présumé frauduleux de cette fortune.

Dans un arrêt rendu en février, la cour d’appel de Paris a estimé que la fortune de la famille Bongo « provient de l’argent issu de détournements de fonds publics. »

Outre des enfants d’Omar Bongo et le groupe BNP Paribas, 14 personnes physiques sont poursuivies dans ce dossier, dont des membres de la famille du président congolais Denis Sassou-Nguesso et plusieurs Français.


La mise en examen de Pascaline Bongo est très récente mais on s’y attendait parce qu’on a compris que la machine était lancée et que malheureusement, malgré les arguments qu’on a pu soulever tant sur l’anachronisme juridique de cette procédure que sur sa vacuité, il y a une volonté délibérée d’aller jusqu’au bout dans cette affaire dite des « biens mal acquis ».

Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de Pascaline Bongo

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