Guinée-Bissau: le gouvernement pointe un groupe de «militaires et paramilitaires»

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                Le gouvernement a condamné ce samedi 5 février un « <em>attentat barbare</em> » et « <em>terroriste </em>» après l’attaque de mardi 1er février au palais du gouvernement, où se trouvaient le président Umaro Sissoco Embalo et les ministres. Le porte-parole du gouvernement a pointé du doigt « <em>un groupe de militaires et paramilitaires</em> ». Parallèlement, la police a mené une opération ce samedi matin au siège du parti d’opposition PAIGC.                 </p><div readability="72.603773584906">

                <p><em>Avec notre envoyée spéciale à Bissau,</em> <strong>Charlotte Idrac</strong>

Qui étaient les assaillants au palais du gouvernement ? « Des individus impliqués dans le narcotrafic », répond le ministre porte-parole Fernando Vaz. Celui-ci évoque pour la première fois « le recrutement de mercenaires, des rebelles de Casamance », cette région du sud du Sénégal agitée depuis 40 ans par un conflit avec le MFDC.

Combien étaient-ils ? « Secret de la justice », répond le porte-parole du gouvernement. Combien de personnes ont été arrêtées ? Et l’amiral Bubo Na Tchuto, ancien chef d’état-major de la marine, en fait-il partie ? Là encore, « secret de l’instruction ». « Une enquête est en cours ». Interrogé sur l’absence du chef d’état-major des armées, Fernando Vaz affirme que le général Biague Nan Ntam est soigné en Espagne pour une « petite opération oculaire », mais qu’« il va bien ».

Opération « absolument illégale »

Un peu plus tôt, au siège du PAIGC, des policiers (« au moins une vingtaine ») ont « empêché les militants de participer à une réunion » de préparation du Congrès du parti prévu à parti du 17 février, explique Manuel Santos, membre de la commission permanente. Une opération « absolument illégale », selon lui. Plusieurs responsables du PAIGC ont mis en cause ces derniers jours les explications officielles après la tentative de coup d’État de mardi, qualifiées de « simplistes », et « pas très convaincantes ».

« Il existe des faits et des preuves, il n’y a aucune intention de chasse aux sorcières », assure le porte-parole du gouvernement. Fernando Vaz ne précise pas le nombre d’assaillants, mardi, ni le nombre d’arrestations. Il pointe une nouvelle fois « des individus impliqués dans le narcotrafic »… Et évoque le recrutement de « mercenaires », « des rebelles de Casamance ». Fernando Vaz dénonce aussi ceux qui remettent en cause la version des autorités.

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