Jeux paralympiques: le Nigeria, nation phare du «powerlifting»

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Il y a quatre jours, Latifat Tijani avait remporté la première médaille d’or du Nigeria en « powerlifting » (-48 kg). Ce lundi 30 août, sa compatriote Folashade Oluwafemiayo a suivi l’exemple dans la catégorie des moins de 86 kilos. Et Loveline Obiji est repartie avec une médaille d’argent autour du cou (+86 kg). Dimanche, Bose Omolayo s’est aussi distinguée en remportant l’or chez les moins de 79 kilos.

De notre envoyé spécial à Tokyo,

De la musique entre chaque athlète, une salle de spectacle et le cri au moment de soulever les poids. Le rituel est le même à chaque fois. Le sportif entre sur la scène, s’allonge sous la barre et son entraîneur prend le soin de l’attacher. On commence à décompter la minute est le silence arrive. Au bout des soixante secondes, le speaker annonce très fort dans le micro le « Good lift » ou le « No lift ». Bienvenu au powerlifting, musique de Rocky dans les oreilles, entre vacarme et silence total.

Sport de plus en plus populaire du côté de Lagos

Sport de force, le powerlifting consiste comme l’haltérophilie à lever des barres, mais il se distingue par ses mouvements techniquement plus basiques, où les charges sont plus lourdes et où l’amplitude est plus réduite. Sur le continent africain, un pays tire son épingle du jeu : le Nigeria.

« C’est très populaire chez nous, surtout dans la partie ouest du pays », raconte un journaliste nigérian qui a fait le déplacement à Tokyo. « C’est presque devenu une mode dans les quartiers de Lagos et on se rassemble le soir pour s’affronter. C’est un sport qui a connu une grande promotion », ajoute-t-il. Au Nigeria, le powerlifting, discipline également connue sous le nom de dynamophilie fait donc un tabac.

La Nigériane Loveline Obiji (g) est repartie avec une médaille d’argent autour du cou.
La Nigériane Loveline Obiji (g) est repartie avec une médaille d’argent autour du cou. © Farid Achache / RFI

À Rio il y a cinq ans, les athlètes nigérians ont engrangé pas moins de neuf médailles, dont six en or, dans les différentes catégories de cette discipline. À Tokyo, dans la catégorie des moins de 86 kilos, Folashade Oluwafemiayo s’est parée d’or ce lundi 30 août.

En début d’année, lors des championnats du monde à Manchester, Folashade Oluwafemiayo avait devancé Mariana Shevshuk, avec une charge de 150,5 kg soulevés. Le pays avait dominé la compétition avec dix médailles d’or et trois d’argent.

Au Tokyo international forum, Loveline Obiji est aussi repartie ce lundi 30 août avec une médaille autour du cou, couleur argent. La veille, Bose Omolayo s’était distinguée en remportant l’or chez les moins de 79 kilos.

Depuis le début des Jeux paralympiques, les trois médailles d’or du Nigeria ont été glanées en powerlifting !

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