La Belgique va s’engager davantage dans la lutte contre les violences sexuelles en RDC

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La coopération au développement belge prévoit d’intensifier dans les prochaines années ses efforts dans la lutte contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC), le principal bénéficiaire de l’aide publique au développement, a indiqué mercredi la ministre de la Coopération, Meryame Kitir, en visite à Kinshasa. Au premier jour d’une visite de travail en RDC, elle s’est rendue à l’hôpital Saint-Joseph de la capitale congolaise, un établissement général de référence de second échelon situé dans la commune kinoise de Limete et où sont notamment traitées des victimes de violences sexuelles.

Des victimes y sont soignées, mais les services hospitaliers les aident également dans les démarches juridiques nécessaires. L’hôpital se charge aussi de la sensibilisation aux problèmes des communautés et de la promotion de la prévention – selon une approche qualifiée d’ »holistique ». Ce projet, lancé depuis 2016, est en cours d’extension et de renforcement, avec une contribution belge supplémentaire de cinq millions d’euros.

Depuis sa création, ce centre a soigné plus de 4.300 victimes et près de 2.000 poursuites ont été engagées. Un cinquième de ces victimes a obtenu gain de cause lors d’un procès.

Lors de sa visite, Mme Kitir a eu des conversations avec des victimes de violences sexuelles, et s’est montrée très impressionnée. « J’ai, par exemple, parlé à une fille de 13 ans qui est maintenant mère d’un bébé de cinq mois », a-t-elle déclaré.

« Ce sont des histoires tellement difficiles, il s’agit finalement d’une enfant qui devient elle-même mère et ne peut plus aller à l’école. Mais je suis heureuse que cet hôpital adopte une approche globale pour ces filles et ces femmes. Ce qui se passe ici, c’est très important », a ajouté la ministre.

L’implication belge dans ce projet a été saluée par la directrice exécutive de l’agence onusienne ONUSIDA, l’Ougandaise Winnie Byanyima, qui a acompagné Mme Kitir lors de sa visite à l’hôpital Saint-Joseph.

Cet établissement, qui dépend du diocèse de Kinshasa, ne peut pas compter sur l’Etat congolais pour son fonctionnement. Toutes les ressources proviennent des patients et des partenaires, comme la Coopération au développement belge. C’est ainsi qu’est né ce projet pour les victimes de violences sexuelles. « Ce que nous voyons ici devrait être un exemple pour le reste du pays », a déclaré Mme Byanyima. « C’est donc un appel au gouvernement congolais », a-t-elle ajouté.

Mme Kitir a placé ce premier déplacement en RDC sous les thèmes des droits des femmes, l’égalité de genre et la lutte contre la violence basée sur le genre. Elle se rendra ainsi également dans l’est du pays, en proie aux troubles et à des violences depuis plus de 25 ans et où femmes et enfants sont toujours victimes de violences sexuelles.

Sa visite intervient également à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui se tient le 25 novembre.

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