La crise de l’électricité prend de l’ampleur en Afrique du Sud

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                Les délestages ont atteint des niveaux extrêmes en juin, en juillet et en septembre, en Afrique du Sud. Ces derniers jours, 50% de la capacité de production électrique du pays étaient à l'arrêt. En cause, des centrales à charbon vieillissantes qui tombent en panne ou dont les opérations de maintenance se multiplient. Mais aussi la corruption et la mauvaise gouvernance d'Eskom, fournisseur public d'électricité. Les délestages se traduisent par des coupures de courant : parfois jusqu'à 11 heures sur 24, ces jours-ci. Un coup dur pour les entreprises, qui n'ont d'autres choix que de continuer à travailler. Reportage chez un grossiste en acier à Johannesburg.                </p><div readability="75.606773283161">

                <p><em>Avec notre correspondant à Johannesburg, </em><strong>Romain Chanson</strong>

Plusieurs bidons de diesel sont entassés derrière une grille. Une centaine de litres sont nécessaires pour alimenter chaque jour le générateur.

À force de tourner, le générateur est récemment tombé en panne, explique Henry Ohams, responsable approvisionnement.

Il y a un moment où il a besoin de souffler. Ici, il tourne 24h/24, et depuis quelques jours déjà. Le magasin doit continuer de tourner, ainsi que le générateur qui fonctionne sans arrêt. Et quand il y a des délestages la nuit, le générateur doit être allumé pour alimenter l’alarme et les systèmes de sécurité.

L’entreprise NJR Steel Westdene dit dépenser plus de 150 euros en diesel par jour.

 

« Les lignes téléphoniques sont totalement coupées »

Du côté de l’administration, tout fonctionne comme si de rien n’était. Sauf quand le courant s’arrête brusquement et que le générateur doit prendre le relais quelques secondes plus tard.

C’est suffisant pour perdre des clients, explique Luanri Du Randt, réceptionniste.

Les lignes téléphoniques sont totalement coupées et on a des clients qui nous crient dessus en nous demandant pourquoi on a raccroché. Mais quand on leur dit qu’on a un délestage, ils comprennent, car tout le monde en a. On a perdu des clients. Vous les voyez rentrer puis faire demi-tour et partir.

À la sortie de l’entreprise, un agent de sécurité nous interpelle sur le sujet des délestages et partage son sentiment de déclassement.

« Nous devrions être comme les États-Unis, dit-il, mais nous comme un pays du tiers-monde. »

La crise de l’électricité a forcé le président Cyril Ramaphosa a annuler son voyage à New York, où il devait participer à l’Assemblée générale des Nations unies.

Le président sud-africain doit mettre la question de l’électricité sur la table ce mercredi 21 septembre, alors qu’il réunit son cabinet.

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