La fabrication de motos électriques en Ouganda [5/5]

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Le dernier volet de notre série sur les « initiatives vertes » nous emmène en Ouganda, où la start-up Bodawerk fabrique dans la capitale des moto-taxis électriques. Objectif : trouver des alternatives locales aux moteurs à essence ou diesel et promouvoir la mobilité électrique en Afrique de l’Est. À Kampala, des milliers de motos-taxis circulent tous les jours, contribuant largement à la pollution de l’air.

« Nous avons terminé, la moto est entièrement montée, mon collègue vient tout juste d’installer la batterie. Nous achetons les différents composants ici à Kampala et à l’étranger. »

À partir de nouvelles motos ou de véhicules d’occasion, les techniciens remodèlent entièrement le moteur des deux-roues. Kassim Mugwaya, responsable de la fabrication :

« Quand on reçoit la moto, on retire directement le moteur à essence, puis on fabrique la batterie et son boîtier, les récepteurs ; en d’autres termes, nous préparons le kit de conversion. Par exemple, devant nous, nous avons un boîtier pour la batterie. Puis nous installons tout sur la moto. »

Environ 200 000 bodas-bodas, le nom des motos-taxis en Ouganda, circulent tous les jours dans la capitale Kampala ; les pics de pollution de l’air dépassent régulièrement les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Pour Janos Bisasso, directeur des opérations de Bodawerk, le besoin en véhicules électriques est de plus en plus important, mais c’est l’argument économique qui a le plus de poids auprès de ses clients.

« En moyenne, une moto-taxi produit 2,5 tonnes de CO2 par an. Mais c’est souvent la dernière pensée des clients. Ce qui est plus intéressant pour eux, c’est de savoir si la moto va fonctionner sur la durée, si au quotidien, ils dépenseront moins qu’avec une moto classique, et si elle sera aussi performante que les autres », explique-t-il.

Pour l’instant, la start-up a vendu une soixantaine de motos électriques. Mais pour rendre ses véhicules plus attractifs, Bodawerk compte développer un réseau de stations de recharge grâce à différents petits commerces partout dans Kampala.

« Si tous les propriétaires de magasins peuvent gagner un peu d’argent supplémentaire en rechargeant des batteries, les chances d’adoption de notre technologie sont plus grandes, parce qu’il y a des bénéfices à gagner à petite échelle, ce qui aide considérablement à faire comprendre notre produit. »

Pour l’entreprise, la mobilité électrique ne s’arrête pas aux motos-taxis : tracteurs, tuk-tuk et même fauteuils roulants sont fabriqués dans l’atelier de la start-up.

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