La Guinée enregistre son premier mort lié à une manifestation depuis le début de la transition

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                Sur une photo diffusée sur les réseaux sociaux, son visage juvénile s’affiche avec un grand sourire. Thierno Mamadou Diallo est entouré de ses amis. Un cliché pris mercredi soir le montre allongé au sol, dans une mare de sang. Thierno Mamadou Diallo avait 19 ans, il a été tué par balle sur l’axe le Prince. Tous les regards se tournent désormais vers les forces de l’ordre qui intervenaient ce jour-là sur des manifestations contre la hausse du prix du carburant. Il pourrait être l'un des premiers morts enregistrés dans un mouvement de contestation depuis l’arrivée de la junte au pouvoir.                </p><div readability="62.855164454703">

                <p><em>Avec notre correspondant à Conarky, </em><strong>Matthias Raynal</strong>

Des sachets d’eau vides éparpillés par terre… Les visites à la famille se succèdent depuis le matin. Médias et officiels sont venus rencontrer les proches de Thierno. Tahirou Diallo, sa grande sœur, raconte cette soirée tragique. Il était 21h mercredi. « C’était calme, il est juste parti chercher son ordinateur. Il passait le brevet. »

Thierno se rend à 30 mètres de chez lui pour récupérer ses fiches de révision. Il est atteint par une balle et s’effondre. « C’est les forces de sécurité, parce qu’on a tiré. C’est seulement eux qui ont des armes. Ils ont tué mon frère. » 

Comme assommées, 200 personnes sont réunies sous le manguier de la concession pour ce premier jour de deuil. Les autorités ont assuré qu’une enquête serait ouverte.

Le directeur adjoint du service de communication du ministère de la sécurité appelle à la prudence. « Sur l’axe, certains jeunes érigent des barrages et commencent à s’attaquer à de paisibles citoyens, explique le colonel Mory Kaba. Pour se défendre, ils sont parfois munis d’armes. Il se peut que le jeune soit mort dans ces circonstances, il se peut qu’il ait été tué par des bandits ou par les forces de l’ordre. Mais pour l’heure, seules les enquêtes peuvent nous dire réellement comment il est mort. »

Sur l’axe ce jeudi soir, des équipes de nettoyage s’activaient pour effacer les traces noirs laissées par les barrages enflammés. 

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