La Tunisie s’éloigne du tourisme de masse pour plus de petites maisons d’hôtes locales

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                Longtemps destination de choix du tourisme de masse, la Tunisie attire de moins en moins de voyageurs étrangers, du fait de l’instabilité politique et économique actuelle. Mais depuis quelques années, les structures qui ouvrent sont de plus petite taille et d’un standing plus élevé : l’engouement pour les maisons d’hôtes s’y fait sentir, avec les touristes nationaux en tête.                </p><div readability="80.473007712082">

                <p><em>Avec notre correspondante à Tunis,</em> <strong>Amira Souilem</strong>

Zoubeïr Mouhli montre son nouveau chantier, les étoiles dans les yeux : « Donc ça c’est un palais du XVIIème siècle au cœur de la médina de Tunis qui va être transformé en maison d’hôtes. On va jouer sur la qualité, les lieux historiques, les lieux de caractère puisque tout cela vise des clients plutôt férus de culture », explique l’architecte.

Cette vieille mais fière bâtisse va subir une cure de jouvence. Le chantier devrait durer trois ans au bas mot. « Le projet cherche à garder cette physionomie, à amener une nouvelle organisation qui à la fois préserve le passé, mais qui amène un nouveau registre pour le réemploi du bâtiment, un registre contemporain et ça, c’est un exercice très excitant », s’emballe Zoubeïr Mouhli.

Au total, neuf suites, une piscine sur le toit et même une aile qui accueillera des pièces de collection.

La médina de Tunis compterait désormais une petite vingtaine d’hébergements de ce genre. « Il y a quatre familles qui ont monté un projet familial et seize investisseurs qui sont venus acheter dans la médina pour faire des projets, poursuit-il. Ce qui est bien aussi, c’est que 90% de ces investisseurs sont tunisiens. »

Beaucoup d’hébergements intimistes, pensés pour les Tunisiens eux-mêmes

Comme ce palais, une vingtaine d’autres vieilles bâtisses se refont une beauté afin d’accueillir des voyageurs à la recherche d’hébergements plus intimistes.

De quoi doubler l’offre de ce type dans la vieille ville de Tunis. Ce tourisme alternatif qui se met doucement en place en Tunisie serait l’une des conséquences de la révolution de 2011, ayant comme public les Tunisiens eux-mêmes, alors que jusqu’ici, le tourisme était tourné vers les Européens.

C’est ce qu’a expliqué Amel Djait, elle-même propriétaire d’un gîte rural dans la région de Hammamet et ancienne conseillère au ministère du Tourisme après la révolution de jasmin.


L’offre hôtelière classique s’adressait jusque-là principalement aux Européens. Et c’est en fait en parallèle, que les hôtels ont commencé à réadapter leur offre pour les Tunisiens et à mettre en place des contingents. Aujourd’hui, le tourisme local dépasse les 20% du tourisme tunisien. Et puis les maisons d’hôtes ont commencé à s’ouvrir un petit peu partout. Que ce soit au niveau balnéaire, etc. Mais le Tunisien lui-même, dans cette démarche post-révolution, a commencé à se redécouvrir une passion pour son propre pays. On est en train de voir arriver des restaurants, des producteurs de produits du terroir, on est en train de voir arriver des jeunes dans les régions qui ouvrent des gîtes et qui organisent des excursions à la journée ou même des séjours. Il y a énormément d’événements qui se passent aussi dans les régions. Il y a cette réappropriation qui a permis aujourd’hui de vivre un foisonnement très particulier en Tunisie.

En Tunisie, «aujourd’hui, le tourisme local dépasse les 20% du tourisme national», explique Amel Djait, propriétaire d’un gîte rural

À écouter et lire aussi : Dans les palaces de la côte tunisienne, une exploitation sexuelle qui ne dit pas son nom

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