L’Afrique prend conscience des dangers de la cybercriminalité

l’afrique prend conscience des dangers de la cybercriminalité 6170c5bb95825.jpeg
l’afrique prend conscience des dangers de la cybercriminalité 6170c5bb95825.jpeg

Publié le :

En Europe, le mois d’octobre est celui de la sensibilisation à la cybersécurité. La criminalité informatique a occasionné dans le monde, l’an dernier, plus de 1 000 milliards de dollars de pertes. En Afrique, les entreprises commencent à peine à prendre conscience des dangers et de la nécessité de protéger les systèmes informatiques.

L’Afrique est en pleine révolution numérique. Et depuis quelques années, les dangers liés à cette révolution s’accroissent. « En 2020, 490 milliards de dollars ont transité par le mobile-money. Malheureusement, ces chiffres ont aiguisé les appétits de personnes malveillantes et cela s’est traduit par une hausse des cyberattaques », explique Cédric Tidiane Diarra.

Il a créé la fondation Génération numérique, une initiative privée qui vise à sensibiliser le public et les entreprises aux risques de la cybercriminalité et donc au besoin de s’en protéger. « Il faut pouvoir garantir une sécurité du cyberespace, pour pouvoir capitaliser sur la transformation digitale et l’impacte qu’elle peut avoir pour nos économies », dit-il.

Le manque d’investissement des PME africaines dans la cybersécurité

Si les Africains suivent les grandes affaires de rançonnage informatique qui ont frappé les entreprises européennes et américaines cette année, et qui leur ont coûté des dizaines millions de dollars, les entreprises du continent ont encore tendance à se croire épargnées. 

« La cybersécurité peut encore sembler être un sujet de science-fiction », or, ça ne l’est plus, selon Nathalie Kienga qui vient de créer à Kinshasa l’Institut de la cybersécurité et de la sécurité des systèmes informatiques. Pour elle, les PME africaines, contrairement aux banques ou aux assurances, n’investissent pas assez dans la cybersécurité. 

Il y a encore un travail à faire sur le fait que la cybersécurité est un investissement. Certes, elle a un coût, mais c’est un investissement. Et il vaut mieux se prémunir du risque que de devoir ensuite payer les pots cassés. C’est pour cela que l’Institut propose une stratégie basée sur le risque plutôt que sur la réaction à une menace ou un incident pour que tous puissent se prémunir et se défendre, quand il le faut.

Sécuriser les entreprises qui ne sont pas suffisamment protégées

C’est parce que les PME et les entreprises de taille intermédiaires ne sont pas encore suffisamment protégées, que la fondation Génération numérique entend s’adresser à elle en priorité.

« Nous allons aussi initier une campagne de sensibilisation en présentiel, auprès de différents acteurs au niveau des PME en Afrique, et notamment en Côte d’Ivoire, pour pouvoir les blinder contre ces différentes attaques », annonce Cédric Tidiane Diarra.

La cybersécurité, c’est aussi l’affaire des gouvernements. Les 25 et 26 octobre prochain, Lomé accueillera le premier sommet africain consacré à ce sujet, sous l’égide des Nations unies. 

Total
1
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :