Le Bénin remet en liberté 30 militants de l’opposition pendant la visite d’Emmanuel Macron

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                La justice a décidé ce mercredi 27 juillet de libérer et de placer sous contrôle judiciaire 30 militants de l'opposition, en détention pour des faits commis lors de l’élection présidentielle de 2021 qui avait suscité des troubles. Parmi eux, un ancien ministre et une activiste très connue. La décision prise par la Criet intervient alors qu’Emmanuel Macron, en visite au Bénin mercredi, a évoqué le sujet avec son homologue béninois.                 </p><div readability="73.205403533079">

                <p>Ils quittent la prison et rentrent chez eux mais sont placés sous contrôle judiciaire. C’est une semi-liberté, mais un soulagement pour les bénéficiaires, leurs partis et leurs avocats.

Parmi eux, l’ancien ministre et préfet Ali Houdou, une jeune activiste de 30 ans et un ancien chef d’entreprise publique, proche de Boni Yayi. Tous ont été arrêtés pendant les troubles au moment du scrutin présidentiel d’avril 2021, rappelle notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan.

Quelques heures avant la décision de la justice, le chef de l’Etat béninois déclarait  avoir évoqué le sort des opposants en tête à tête avec son homologue français en visite à Cotonou. Coïncidence ou conséquence de l’entretien ?

Les proches du pouvoir rappellent que c’est la troisième vague de personnes  libérées et placées sous contrôle judiciaire, ce fut le cas en octobre 2021 et en juin dernier. Joël Aivo et Reckya Madougou ne sont pas concernés et continuent de purger des peines de 10 et 20 ans de prison.

Talon évoque des actes de grâce ou d’amnistie

Questionné lors de sa conférence de presse commune avec Emmanuel Macron sur de potentiels gestes envers les personnalités en exil ou les opposants détenus, Patrice Talon s’est dit « droit dans ses bottes » tout en évoquant une ouverture. « Au Bénin, il n’y a pas détenus politiques, a-t-il dit. Personne n’est détenu pour son opinion politique. Mais les gens sont détenus pour avoir commis des crimes des délits dans le champ politique. Donc il se pourrait que dans les temps à venir, dans mon temps ou après moi, que des actes de grâce ou d’amnistie soient pris en faveur de ces gens-là. C’est possible. »

« Je voudrais que la dynamique en cours au Bénin continue pour rendre crédible notre pays, parce que ce qui nous importe c’est que ce pays soit un pays de droit, de démocratie et aussi de bonne gouvernance », a-t-il insisté. Ces libérations sont une « bonne chose » pour l’opposition, mais elle demande au président d’aller plus loin.


C’est une bonne chose. Le président Talon est dans la bonne direction. L’opposition a toujours réclamé la libération des détenus politiques et le retour sans conditions des exilés, ainsi que la tenue d’élections législatives inclusives, transparentes et paisibles. Si c’est un signal que le président Talon donne au monde et aux Béninois que désormais il va s’inscrire dans le respect des droits de la personne, de l’Etat de droit et de la démocratie, nous ne pouvons que saluer cela.

Alassane Tigri, vice-président du parti d’opposition Les Démocrates

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