Le fret, trouble-fête sur le marché de l’arachide

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À quelques semaines du début de la campagne d’arachide, le marché hésite. Les cours sont pris en étau entre une demande chinoise en baisse et un manque de conteneurs qui pèse sur le transport.

Amateur de mafé ou de simples tartines de beurre de cacahuètes, pas d’inquiétude, l’année devrait ètre bonne. Mais difficile de dire à quel prix cependant.

La prochaine campagne arachide mondiale qui débute dans quelques semaines s’annonce en effet très satisfaisante chez les principaux producteurs que sont l’Argentine, les États-Unis, le Brésil et l’Inde.

Une offre abondante, annonce en théorie des prix à la baisse. D’autant que le marché asiatique tourne au ralenti : la Chine dispose en effet d’importants stocks d’arachide et achète moins que d’habitude.

Mais dans ce calme ambiant, il fallait bien un trouble-fête et il faut le chercher du coté de la logistique.

Le manque de conteneurs perturbe le marché

Il y a d’abord le prix du transport qui a flambé, mais surtout un problème de disponibilité de conteneur. « C’est le facteur qui risque de tendre le marché dans les prochains mois », explique l’expert agricole François Griffon, analyste pour le service d’information agricole N’kalo. Et cela préoccupe les exportateurs, tenus d’honorer leurs contrats.

Sur le continent africain trois pays principalement risquent de pâtir de ce contexte : le Sénégal, le Soudan, et l’Afrique du Sud. Ils sont en effet les seuls à avoir de la visibilité sur le marché international dans le secteur de l’arachide. Ailleurs, la culture est destinée au marché local, où l’on consomme actuellement déjà de l’arachide fraîche à peine récoltée. Ce sont ces trois pays qui seront donc directement impactés par le manque de conteneurs qui transitent prioritairement sur les routes Asie/Europe ou sur les routes Asie/Amérique.

Une demande chinoise incertaine pour cette campagne

Si la demande chinoise ne se réveille pas d’ici 2022, ce sont eux aussi qui risquent de voir baisser leur recette d’exportation, la Chine étant leur principal acheteur.

Pour les huileries africaines, c’est plutôt une bonne nouvelle, puisqu’elles ne devraient pas manquer de matières premières, contrairement aux deux années précédentes.

À condition que la production locale soit au rendez-vous. Au Sénégal en particulier, l’approvisionnement en engrais a été difficile ces derniers mois et ce n’est pas exclu que la récolte soit en baisse, malgré des surfaces de culture plutôt stables.

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